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Economie

Coronavirus: Un énorme fardeau pour le monde

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5723 Le 20/03/2020 | Partager
La planète en état d’alerte maximal, un signe d’espoir venu de Chine
Les gestes des banques centrales pour sauver l’économie
La course aux vaccins et aux traitements s’accélère
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La planète est désormais en état d’alerte maximal face au coronavirus, malgré un signe d’espoir venu de Chine. Pékin n’a rapporté jeudi 19 mars aucune nouvelle contamination d’origine locale depuis le début de l’épidémie, mais les autorités sanitaires ont fait état de quelques cas importés supplémentaires.

Pour faire face à cet «ennemi de l’humanité», comme l’a qualifié l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des centaines de milliards d’aide publique ont été annoncés, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Après la Fed, la Banque centrale européenne a dévoilé un plan d’urgence de 750 milliards d’euros pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de cette pandémie.

«Le programme de rachat d’urgence face à la pandémie via des rachats de dette publique et privée pour cette somme sera réalisé d’ici à la fin de l’année», a précisé l’institution présidée par Christine Lagarde.

En rachetant ainsi massivement de la dette des Etats et d’entreprises de la zone euro sur les marchés, la BCE espère soulager les banques et les inciter à maintenir, voire relancer, leurs prêts aux ménages et entreprises. Ce qui permettra de soutenir la production et l’emploi.

L’institution européenne basée à Francfort veut en outre organiser ses emplettes sur le marché de manière flexible. Ce qui laisse penser qu’elle pourrait mettre l’accent sur certains titres souverains en grande difficulté pour calmer les tensions sur leur dette. Cela pourrait profiter à certains pays comme l’Italie, pays le plus touché par l’épidémie et qui a vu ses taux remonter, accentuant la crise. Le programme de rachats inclut aussi pour la première fois des titres émis par le gouvernement grec, qui n’avaient pas eu leur place dans le premier «QE».

La potion de la BCE est enfin supérieure encore à celle de la banque centrale américaine (Fed), qui a annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Le but est de soutenir le bon fonctionnement de ces marchés qui sont au cœur des flux de crédit aux ménages et aux entreprises.

En parallèle de ces mesures de soutien à l’économie, la course aux vaccins et aux traitements s’accélère (cf. notre édition N° 5722 du jeudi 19 mars 2020). Les premiers tests d’un vaccin ont déjà commencé, a annoncé l’OMS. L’agence onusienne et ses partenaires organisent présentement une étude dans de nombreux pays dans laquelle certains de ces traitements non testés sont comparés entre eux.

En attendant, le groupe pharmaceutique Sanofi s’est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’anti-paludique Plaquenil, pouvant potentiellement traiter 300.000 malades, après des essais jugés prometteurs de patients atteints du Covid-19. D’autres traitements sont également à l’étude à travers le monde. Certains se basent sur des molécules déjà connues (comme le remdesivir), voire déjà utilisées contre d’autres maladies (comme la chloroquine contre le paludisme).

Le temps que les vaccins soient conçus et développés, l’OMS réitère les fondamentaux relayés depuis plusieurs semaines, à savoir que les pays doivent isoler, tester, traiter et tracer les contacts.

Dates-clés

  • De mars 2015 à décembre 2018, face aux risques de déflation, la BCE avait acheté des titres tous les mois sur les marchés financiers pour un total au final de 2.600 milliards d’euros pour soutenir la zone euro.
  • Son QE (assouplissement quantitatif) naviguant à un rythme porté jusqu’à 80 milliards d’euros par mois.
  • En ajoutant ses rachats repris fin 2019 à raison de 20 milliards d’euros par mois, l’enveloppe de 120 milliards d’euros débloquée le 12 mars comme première réponse à la crise du coronavirus et celle de mercredi dernier, ses interventions vont s’élever à 1,050 milliard d’euros sur les 9 mois restants en 2020, soit près de 117 milliards d’euros engagés par mois.

F. Z. T.

                                                                                                                        

■ Emploi: Les recommandations de l’OIT
«La crise économique et de l’emploi créée par la pandémie du Covid-19 pourrait entraîner une hausse du chômage de près de 25 millions dans le monde - scénario le plus pessimiste», selon une nouvelle estimation de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il est donc indispensable de prendre des mesures urgentes autour de trois piliers: la protection des travailleurs sur leur lieu de travail, la relance de l’économie et de l’emploi ainsi que le soutien aux emplois et aux revenus. Ces mesures nécessitent l’élargissement de la protection sociale, un soutien en matière du maintien des emplois (comme par exemple le travail partiel, les congés payés ou d’autres aides) ainsi qu’un allégement fiscal et financier, y compris pour les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. En complément, il est suggéré également des mesures en matière de politiques fiscales et monétaires ainsi que des prêts et un soutien financier pour des secteurs économiques ciblés.

■ Les compagnies aériennes lancent un appel de détresse
Touchées de plein fouet par la pandémie de coronavirus, les compagnies aériennes ont besoin d’une aide d’urgence de jusqu’à 200 milliards de dollars, a estimé l’Association internationale du transport aérien (Iata). «Cette aide pourrait prendre la forme d’un soutien financier direct aux transporteurs de passagers et de frêt pour compenser leur manque à gagner et combler leurs trous de trésorerie. Mais également de prêts et de garanties par les gouvernements et les banques centrales, ou encore d’allègements d’impôts et de charges sociales», précise-t-elle. Le 5 mars, l’Iata jugeait que le virus pourrait coûter au transport aérien jusqu’à 113 milliards de dollars de pertes de revenus en 2020. Mais les conditions se sont nettement dégradées avec l’interdiction américaine d’entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d’Europe, les restrictions d’autres pays à l’entrée sur leur territoire puis la fermeture aux non-Européens de l’espace Schengen.

 

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