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Economie

Lutte contre le coronavirus/Education: Le e-learning en alternative

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5719 Le 16/03/2020 | Partager
Plus de 41.700 concernés par la fermeture des établissements supérieurs
Des écoles proposent aux étrangers de terminer leur semestre à distance

«Tant que ma faculté a fermé ses portes et qu’il n’y a pas de cours, je n’ai aucune raison de rester en France, je préfère rentrer au pays», estimait, vendredi dernier, Rania, étudiante en première année droit à l’université Toulouse 1 Capitole. Comme elle, des étudiants marocains de son entourage avaient déjà pris leur billet d’avion pour regagner le Maroc durant le week-end ou cette semaine.

La décision du Royaume, vendredi, de suspendre toutes les liaisons aériennes et maritimes de transport de passagers en provenance et à destination de France, les prendra de court. Ils sont désormais bloqués, jusqu’à nouvel ordre. Transiter par un autre pays serait risqué. Car d’autres Etats sont susceptibles de prendre des mesures drastiques pour se prémunir contre toute épidémie.

Une assistance particulière pourrait-elle être apportée à ceux souhaitant regagner leur pays, comme ce fut le cas pour les étudiants en Chine? Nous avons posé la question au ministère des Affaires étrangères. A l’heure où nous mettons sous presse, aucune information ne nous a été livrée. 

L’annonce de la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités par le président Emmanuel Macron, jeudi dernier, était inattendue. Les établissements de l’enseignement supérieur essaient de s’organiser comme ils le peuvent. Cours et activités étudiantes ont été suspendus, conformément aux directives gouvernementales. Mais quid des prochains jours? Beaucoup n’ont pas encore de visibilité.

Certains prévoient la reprise des enseignements à distance, de manière progressive. «Nous ne manquerons pas de vous informer des modalités pédagogiques retenues. Nos étudiants internationaux qui souhaitent rentrer chez eux pourront terminer le semestre à distance», annonce le management de l’EDHEC (Lille, Nice, Paris). Contactée par L’Economiste, l’Ecole Polytechnique dit travailler actuellement sur son organisation à venir, et souhaite ne pas se prononcer pour l’instant.

Le e-learning, jusque-là considéré comme un plus, voire un phénomène de mode, s’impose comme une nécessité. Les établissements qui y ont le plus investi seront sans doute ceux qui pourront le mieux s’en sortir en ces temps de crise sanitaire.

Au Maroc, l’enseignement à distance en est aux balbutiements. La semaine dernière, le ministère de l’Enseignement supérieur a demandé aux universités de lui faire part de leur potentiel en e-learning. Il les a, également, sommées d’élaborer des stratégies pour faire face à toute éventualité liée au Covid-19.

Le virus, qui en quelques semaines a bousculé le monde entier, aurait au moins le mérite d’accélérer ce chantier, mais aussi, de faire sortir les institutions de leur zone de confort, en les poussant à réinventer leur organisation.

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La France figure parmi le top 5 des plus grandes destinations étudiantes au monde. Elle compte plus de 358.000 étudiants étrangers. Les Marocains sont la plus grande communauté étudiante dans le pays, avec plus de 41.700 inscrits

Ahlam NAZIH

 

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