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    International

    Unesco: Une convention pour la mobilité académique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5635 Le 15/11/2019 | Partager
    Une meilleure reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur
    Ils seront environ 8 millions à étudier à l’étranger d’ici à 2020

    Les étudiants pourraient se déplacer facilement dans le monde et poursuivre leurs études sans se heurter à des obstacles. Le projet de la future convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur est fin prêt. Il sera soumis à l’adoption de la 40e conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (Unesco) qui se réunit à Paris jusqu’au 27 novembre, avec la participation du Maroc.

    Ce projet va être examiné en commission puis soumis à l’aval des Etats membres. Une fois approuvée, cette convention sera le premier traité juridiquement contraignant des Nations Unies concernant l’enseignement supérieur. Plus de 4 millions d’étudiants poursuivent actuellement leurs études hors de leur pays d’origine et on estime qu’ils seront environ 8 millions à étudier à l’étranger d’ici à 2020.

    Le projet est conçu pour faciliter la mobilité académique entre les régions. Il bénéficiera principalement aux personnes qui souhaitent faire reconnaître leurs titres dans une région autre que leur région d’origine, soit pour accéder à l’enseignement supérieur, soit pour poursuivre leurs études. Par exemple, un élève pourra plus facilement faire valoir son diplôme d’études secondaires dans une autre région afin d’y poursuivre son cursus.

    Elle facilitera également la procédure pour un étudiant souhaitant achever un cycle universitaire dans un autre pays sans perdre le bénéfice d’études engagées ailleurs. Il est question aussi d’offrir des plates-formes permettant aux autorités nationales de collaborer par-delà les frontières et les régions, de développer de meilleurs outils et pratiques pour la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur.

    Ce sera aussi un solide instrument de prévention de la fuite des cerveaux. Les pays s’engageront à mettre en place des mécanismes facilitant dans leur pays la reconnaissance de titres obtenus ou d’études effectuées à l’étranger. La convention permettra également aux migrants d’accéder à l’enseignement supérieur dans leur nouveau pays hôte. Car elle imposera la mise en place de mécanismes facilitant la reconnaissance des qualifications des réfugiés.

    Et ce, même pour ceux qui ne peuvent apporter aucune preuve documentaire de leurs qualifications. L’UNESCO a lancé un passeport de qualifications pour faciliter la mobilité des réfugiés qualifiés. Ce concept est actuellement expérimenté en Zambie.

    Le processus

    L’idée d’une convention mondiale est au programme de l’UNESCO depuis longtemps. Le processus formel a débuté en 2011 après qu’une étude de faisabilité ait souligné l’urgence d’une meilleure reconnaissance des titres étrangers à travers le monde. A cette fin, l’Organisation onusienne a mis en place en 2016 un comité de rédaction composé d’experts de toutes les régions qui ont finalisé l’avant-projet en juin 2017. Il a ensuite été distribué aux Etats membres pour recueillir leurs commentaires de 2017 à 2018, puis l’UNESCO a présenté un projet révisé pour discussion lors de deux réunions intergouvernementales qui ont eu lieu en décembre 2018 et en mars 2019. Lors de la réunion de mars, plus de 260 experts techniques et juridiques d’environ 150 Etats membres ont approuvé le projet qui sera soumis en vue de son adoption à la 40e session de la Conférence générale.

    F. Z. T.

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