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    Economie

    TPME: Les engagements d’El Othmani

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5634 Le 14/11/2019 | Partager
    Une plateforme nationale d’appui aux entreprises dans quelques mois
    Un mécanisme de garantie dédié aux porteurs d’activités génératrices de revenus
    Un Fonds doté de 6 milliards de DH sur 3 ans inscrit au PLF 2020
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    Face aux critiques des Conseillers, notamment concernant les difficultés auxquelles font face les auto-entrepreneurs et les chefs des très petites entreprises, Saâdeddine El Othmani a insisté sur l’apport de la nouvelle plateforme d’appui, qui sera bientôt lancée, notamment en jouant un rôle de guichet unique, offrant les différents renseignements pour accéder au soutien public (Ph. Bziouat)

    Saâdeddine El Othmani a été attendu de pied ferme par les membres de la Chambre des conseillers. Le chef du gouvernement a été interpellé sur les mesures prévues pour l’implémentation des orientations royales, en matière d’appui aux auto-entrepreneurs et aux TPME.

    Une catégorie d’opérateurs qui souffrent de plusieurs problèmes qui entravent leur développement, poussant plusieurs d’entre eux à mettre la clé sous le paillasson. Face aux critiques des groupes parlementaires, notamment ceux de l’opposition, El Othmani a mis l’accent sur certains nouveaux mécanismes mis en place pour inverser la tendance.

    L’un des principaux chantiers, selon lui, est lié à la réforme du système de garantie, qui a permis de restructurer l’offre, notamment en réduisant le nombre de produits parallèlement à l’amélioration du ciblage des catégories concernées. Ce qui a permis, selon lui, d’augmenter le plafond des engagements de garantie, particulièrement pour les entreprises opérant dans les domaines des industries exportatrices et de l’économie verte.

    «Ces garanties seront conditionnées par des exigences de mise à niveau de la gouvernance de ces entreprises». El Othmani a insisté sur l’importance de certains nouveaux projets, comme la mise en place d’un mécanisme de garantie portant sur les microcrédits, dédié aux porteurs d’activités génératrices de revenus. Cela devra s’accompagner du lancement d’un système permettant de faciliter l’accès des TPME au financement participatif.

    Le chef du gouvernement a également rappelé la mise en place de la stratégie nationale de l’inclusion financière, axée sur des offres alternatives, comme le mobile-banking. Cela est accompagné du renforcement des mécanismes de gestion des risques pour les catégories vulnérables, notamment les TPE et les auto-entrepreneurs, afin de faciliter leur accès au financement.

    Des Conseillers ont insisté sur les difficultés auxquelles font face les TPME, notamment la multiplication des interlocuteurs, ou le manque de communication autour des programmes d’appui, prévus par l’Etat. Pour le chef du gouvernement, il est urgent de mettre en place un cadre référentiel intégré permettant d’aplanir ces difficultés. Il a annoncé le lancement, dans quelques mois, d’une plateforme nationale d’appui aux entreprises.

    Celle-ci devra jouer le rôle de guichet unique, permettant aux porteurs de projets d’accéder aux différentes informations et procédures pour bénéficier de l’appui public. Parallèlement, d’autres mesures sont prévues, selon El Othmani, dont le Fonds doté de 6 milliards de DH sur 3 ans, dans le cadre d’un partenariat avec BAM et le GPBM, inscrit dans le projet de loi de Finances 2020. Il sera dédié au soutien des jeunes diplômés et les TPME pour l’accès au financement bancaire.

    Ce fonds devra s’inscrire en complémentarité des autres outils de financement ouverts à ces catégories, notamment les microcrédits, dont le plafond a été relevé dernièrement, en vue de couvrir les petits opérateurs. Idem pour la réforme de la loi sur les garanties mobilières, qui s’inscrit également dans la même logique.

    S’y ajoute également le projet de loi sur le crowdfunding, actuellement au niveau de la Chambre des représentants. Ce mécanisme de financement coopératif, très en vogue à l’international, notamment dans la communauté des startups, devra couvrir de nouvelles catégories de porteurs de projets.

    Mise à niveau du cadre juridique

    Les aspects liés à la mise à niveau des lois et décrets relatifs aux TPME ont été également évoqués par le chef du gouvernement dans son intervention devant la Chambre des conseillers. Il a insisté sur l’importance de certaines réformes, notamment celles du Code de commerce, particulièrement les dispositions relatives aux difficultés des entreprises. Idem pour la refonte de la loi sur les SA et SARL, en plus de l’adoption d’un barème progressif pour l’impôt sur les entreprises, et l’élargissement des incitations prévues en faveur des entreprises exportatrices. Ces mesures s’inscrivant dans la logique d’amélioration des conditions d’investissement, ont permis, selon le chef du gouvernement, d’améliorer la position du Maroc dans le classement Doing Business, passant de la 75 e à la 53e place entre 2016 et 2020.

    M.A.M.

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