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    International

    L’Espagne dans l’incertitude

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5632 Le 12/11/2019 | Partager
    Le PSOE vainqueur mais ne dispose pas de la majorité
    Les centristes s’effondrent, l’extrême droite monte en puissance
    Le jeu des alliances sera décisif pour la sortie de crise

    Les résultats des élections législatives anticipées en Espagne risquent de faire durer la crise politique que traverse le pays depuis quelques mois. Aucune des principales forces politiques n’a réussi à obtenir la majorité confortable pour gouverner sans entrer dans les jeux des alliances. Certes, le PSOE (gauche) a remporté ce scrutin. Mais cette formation a obtenu moins de sièges que lors des élections d’avril dernier, soit 120 sièges contre 123 auparavant.

    Le Parti Socialiste sera amené à nouer des alliances avec d’autres formations pour atteindre les 176 sièges, assurant une majorité absolue. En face, le PP, parti de droite, est arrivé 2e avec 88 députés, soit 22 sièges supplémentaires par rapport aux précédentes législatives. Mais c’est la montée fulgurante de l’extrême droite qui constitue le fait marquant de ces élections.

    Le parti Vox a réussi à doubler son score par rapport au scrutin d’avril. Il a décroché 52 sièges, pour se positionner en tant que 3e force au sein de la Chambre des députés. Un exploit pour ce parti qui ne disposait d’aucune représentation au sein de la Chambre des députés, il y a à peine un an. Face au recul de la gauche, cette formation d’extrême droite a réussi à mobiliser une partie de la population autour d’un discours anti-indépendantiste.

    Vox réclame ouvertement l’interdiction des partis séparatistes et fait campagne contre l’immigration, à laquelle il attribue la hausse de la délinquance. Pour ses dirigeants, ces résultats permettent à Vox de se positionner en tant «qu’alternative patriotique». En face, l’extrême gauche semble en recul, notamment après avoir perdu 7 sièges par rapport aux élections précédentes. La liste Unidas-Podemos a obtenu 35 députés.

    Dans ce contexte tendu, plusieurs scénarios sont envisagés. Mais le risque de la persistance du blocage continue également de planer. Une alliance des formations de gauche et d’extrême gauche, PSOE et Unidas-Podemos, en plus de la formation Mas Pais, totalise 157 sièges, soit moins que les 176 requis pour la majorité absolue. A droite, une alliance entre le PP, Vox et Ciudadanos, représente 150 sièges. Dans les deux cas, le jeu des alliances ressemble à une équation insoluble.

    Bolivie: Evo Morales en fuite

    Les manifestations qui ont rythmé la vie des Boliviens depuis quelques semaines ont fini par pousser le président Evo Morales à la sortie. Il a annoncé sa démission dimanche dans la soirée, après la multiplication des voix appelant à son départ et rejetant sa réélection à la tête du pays. La mutinerie de la police et le lachâge de l’armée ont également précipité sa chute. Morales, aux commandes de la Bolivie depuis 2006, a fini par céder à la pression de la rue. Le président démissionnaire a également annoncé qu’un mandat d’arrêt aurait été émis contre lui. Avant de jeter l’éponge, Morales avait tenté une dernière option, en appelant à l’organisation de nouvelles élections. Mais cela n’a pas réussi à rétablir le calme dans le pays. Parallèlement, plusieurs hauts responsables, notamment les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, ont présenté leur démission, provoquant une vacance du pouvoir et un climat de chaos dans le pays.

    M.A.M.

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