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    Economie

    Développement durable: Bientôt des systèmes d’information régionaux

    Par Nadia DREF | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    Ces outils, renseignant sur les 12 régions, opérationnels fin 2019
    Création d’un site web, production des données, accès aux informations…
    Le Maroc vise à réduire 523,5 millions de tonnes de CO2 entre 2020 et 2030
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    Le coût de la dégradation environnementale s’élève à près de 33 milliards de DH, soit 3,52 % du PIB en 2014. La dégradation de l’eau et la pollution de l’air représentent les défis les plus importants. (Ph. L’Economiste)

    Pour lutter contre les changements climatiques, le Maroc se dote de systèmes d’information régionaux de l’environnement et du développement durable (SIREDD). Les douze régions en seront équipées d’ici fin septembre.

    Ces outils seront opérationnels fin décembre 2019. C’est ce qu’a annoncé la secrétaire d’Etat Nezha El Ouafi, lors d’une rencontre à Laâyoune à l’occasion du lancement de son système d’information régional de l’environnement et du développement durable.

    En parallèle, plusieurs nouvelles entités ont été créées qui contribuent à cette mobilisation. Il s’agit des commissions régionales des Observatoires régionaux de l’environnement et du développement durable (OREDD) (arrêté du Wali n° 114 publié le 26 juin 2018).

    Les SIREDD seront mis en œuvre à travers la création d’un site web renseignant sur les données de la région et facilitant l’accès à l’information au profit des différents acteurs (représentants institutionnels, les opérateurs économiques, la société civile). Ils serviront également à la production et l’amélioration des données  environnementales au niveau de chaque région. Ils visent à faciliter l’accès à une information fiable, en application de la loi 13-31 relative au droit d’accès à l’information.

    «Il s’agit d’un canal unificateur des données relatives aux quatre axes de développement durable, à savoir le social, l’économique, l’environnemental et le culturel», explique Nezha El Ouafi. Et d’ajouter: «il est important pour l’intégration de la protection de l’environnement dans la planification territoriale afin de rendre les territoires résilients au changement climatique».

    Ce chantier entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan climat national 2030 (adaptation et atténuation). Une feuille de route est fondée sur cinq axes. Il s’agit de mettre en place une gouvernance climatique renforcée, de consolider la résilience face aux risques climatiques et d’accélérer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Le plan vise également à intégrer la dimension territoriale dans la dynamique climatique et renforcer les capacités humaines, technologiques et financières.

    Le Maroc s’est doté d’un cadre stratégique (Charte nationale de l’environnement et du développement durable, Stratégie nationale de développement durable, Plan national de l’eau…) ayant permis de concrétiser la planification et la structuration des projets climatiques sur des volets et horizons déterminés.

    Cet engagement permettra au pays de réduire 523,5 millions de tonnes eq CO2 sur la période 2020 – 2030. Il nécessite un investissement total de 50 milliards de dollars américains (483 milliards de DH), dont 24 milliards de dollars sont conditionnés par un appui international.

    Hautement vulnérable

    Très faible émetteur de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, le Maroc tourne avec moins de 0,2%, comparativement aux pays industrialisés. Toutefois, il reste un pays hautement vulnérable qui subit de plein fouet les impacts négatifs du réchauffement global. Cette fragilité touche un grand nombre de secteurs vitaux et une large population. Il y a lieu de citer les ressources en eau qui sont devenues de plus en plus rares ainsi que le secteur agricole qui joue un rôle primordial dans le développement économique. S’y ajoutent la santé et le tourisme. La forêt est déjà vulnérable et prédisposée aux effets négatifs du changement climatique. De même, la diversité biologique est menacée d’appauvrissement tandis que le littoral est davantage fragilisé par une pression accrue. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) souligne la possibilité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Ceci à condition de réaliser une transition multisectorielle profonde et sans précédent dans les secteurs de l’énergie, transports, construction, utilisation des terres et l’industrie.

    Nadia DREF

     

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