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    Economie

    Energie: Le Maroc présente à Bruxelles son super régulateur

    Par Aziz BEN MARZOUQ | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    L’Autorité veille au bon fonctionnement du marché libre de l’électricité
    Accompagner les changements que connaît le secteur des énergies renouvelables
    Une feuille de route 2019-2023 au programme
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    La demande d’énergie renouvelable au Maroc connaît une dynamique respectable (4 % par an). Le pays s’est fixé des objectifs de développement non moins imposants: 42 % d’énergie renouvelable à l’horizon 2020 et 52 % à l’horizon de 2030 contre 35 % actuellement installée (Ph. L’Economiste)

    A l’initiative de l’Association des régulateurs méditerranéens de l’énergie (MEDREG), le 19 septembre 2019 s’est tenue à Bruxelles une conférence d’une journée pour faire le point sur les réformes de la réglementation énergétique dans les pays du sud de la Méditerranée.

    L’événement a réuni des représentants de six pays (Maroc, Algérie, Égypte, Jordanie, Palestine et Israël) qui ont partagé les progrès des deux dernières années dans le domaine de l’énergie en vue d’un marché régional de l’énergie plus harmonisé dans la région euro-méditerranéenne.

    Le Maroc était représenté par Abdellatif Bardach, président de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE). Celui-ci a présenté aux participants les conditions dans lesquelles est né l’organisme qu’il préside. Rappelons  que la demande d’énergie renouvelable au Maroc connaît une dynamique respectable (4 % par an).

    Le pays s’est fixé des objectifs de développement non moins imposants (42 % d’énergie renouvelable à l’horizon 2020 et 52 % à l’horizon de 2030 contre 35 % actuellement installée) et cette montée en puissance, selon Bardach, se devait d’être accompagnée par la création d’une entité de régulation indépendante non seulement pour répondre aux mutations profondes que connaît le secteur des énergies renouvelables au Maroc mais aussi pour accroître l’attractivité de ce secteur pour les investisseurs privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

    Les principales missions de l’ANRE, selon lui, sont de veiller au bon fonctionnement du marché libre de l’électricité, réguler le marché libre de l’électricité permettant le développement d’une concurrence loyale, garantir aux auto-producteurs un accès non discriminatoire aux infrastructures de transport tout en assurant la sécurité d’approvisionnement, fixer les codes de bonne conduite, les règles et les tarifs d’utilisation du réseau électrique national de transport, fournir toute information destinée à éclairer les acteurs du secteur de l’électricité y compris les consommateurs.

    De même, contrôler le respect des dispositions de la loi en la matière et sanctionner les opérateurs en cas d’atteinte grave aux règles régissant l’accès aux réseaux, ouvrages et installations. Dans l’entretien accordé à L’Economiste, Abdellatif Bardach a mis l’accent sur l’indépendance de l’Autorité, laquelle selon lui, est censée lui conférer une crédibilité et une légitimité notamment auprès des investisseurs privés.

    Il a souligné que l’ANRE aura un rôle de facilitateur et s’efforcera de fournir aux investisseurs les informations pertinentes les plus exactes possibles, notamment en ce qui concerne les coûts d’accès au réseau électrique. D’ailleurs, a-t-il précisé, «un site web est en cours de finalisation où les opérateurs intéressés pourront trouver toutes les informations utiles».

    A la question sur le retard pris pour la constitution du Conseil de l’ANRE (qui comprendra dix membres au total), Abdellatif Bardach répond: «Patience, il le sera sous peu», précisant que cette question sera à l’ordre du jour de l’agenda d’un prochain conseil du gouvernement avec notamment pour question centrale les indemnités des membres du Conseil.

    «Si la constitution a pris du temps», a-t-il expliqué, «contrairement au Comité de règlement des différends (qui est déjà constitué avec comme président Saïd Saadani), «c’est que d’abord je ne suis président que depuis à peu près un an et que cela prend du temps pour sélectionner le bon profil pour les postes à pourvoir au niveau du Conseil».

    Concernant les projets immédiats, Bardach a indiqué qu’un plan d’action qui constituera une feuille de route très claire sur les activités à mener sur la période 2019-2023 sera soumis dans les prochains jours pour approbation.

                                                                               

    Vers un cadre réglementaire euroméditerranéen?

    Autour de la Méditerranée, les marchés nationaux de l’électricité et du gaz souffrent d’une grande diversité de politiques, d’approches et de réglementations. Ce manque de règles communes entrave les interconnexions plus profondes d’un marché de l’énergie régional, qui est réglementé par les autorités nationales.

    Un cadre réglementaire de systèmes énergétiques nationaux harmonisé s’avère donc indispensable pour assurer une concurrence saine et rendre possible les investissements dans les infrastructures nécessaires à l’établissement d’un futur système énergétique euro-méditerranéen.

    MedReg, l’Association des régulateurs méditerranéens de l’énergie, qui rassemble 27 régulateurs de 23 pays de l’UE, des Balkans et d’Afrique du Nord, a justement pour mission d’aider les régulateurs de la rive sud de la Méditerranée à entreprendre des réformes spécifiques de la réglementation nationale sur un large éventail de sujets.

    Co-financée par l’UE et bénéficiant d’une contribution financière de la part de ses membres, MedReg s’efforce de créer un cadre réglementaire transparent, stable et compatible dans la région méditerranéenne, favorisant les investissements dans les infrastructures, la protection des consommateurs et une coopération énergétique renforcée. En ce qui concerne le Maroc, MedReg a par exemple fourni un appui technique aux fonctionnaires de l’ANRE, par le biais de réunions régulières, de séminaires et de cours de formation.

    L’Autorité de régulation a été épaulée notamment pour l’amélioration de sa législation sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ainsi que sur l’évolution de son système réglementaire et sur les scénarios énergétiques à long terme, qui permettront au Maroc d’atteindre ses objectifs climatiques de 2030 et de 2050.

    De notre correspondant permanent, Aziz BEN MARZOUQ

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