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    Reportage

    Sidi Kaouki: Un marabout, des surfeurs et une vaste plage à l’état sauvage

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5569 Le 05/08/2019 | Partager
    Un spot de surf à 25 km au sud d’Essaouira
    Une des plus belles plages du littoral atlantique marocain
    Le mausolée est visité par les locaux qui viennent tenter de décrocher la baraka
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     La route s’étire le long de l’océan d’Essaouira vers Agadir. Une vingtaine de kilomètres, cap sur le sud, bordés de terres arides et pâles, et voilà apparaître Sidi Kaouki et sa vaste plage

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    Tout ici est encore à l’état sauvage, dans son jus. On ne trouve que quelques boutiques, auberges, restaurants, des moniteurs de surf et windsurf et des locaux qui proposent des balades à dos de dromadaires

    La route s’étire le long de l’océan d’Essaouira vers Agadir. Une vingtaine de kilomètres, cap sur le sud, bordés de terres arides et pâles, et voilà apparaître Sidi Kaouki, sa vaste plage, ses quelques maisons, auberges et restaurants et ses nombreux moniteurs de surf et windsurf. Ici, tout est dans son jus. Rien n’est dénaturé.

    Pas même les chèvres sur le bord de la route qui ne servent pas de modèles photos posées sur les branches des arbres. La récente double voie traverse ce paysage rocailleux planté de thuyas, d’arganiers, de conifères résistants aux larges troncs bien ancrés dans le sol. Certains portent tout de même les traces de l’exceptionnelle force du vent.

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    A proximité de Sidi Kaouki, les pêcheurs de Tagenza lancent leurs bateaux peints en bleu et jaune, chargés de ramasser algues et poissons

    En plein milieu de l’été, le village est la destination des connaisseurs. De ceux qui ne veulent que du sable blanc, la mer et un paysage encore sauvage. Quelques familles occupent les quelques transats, quand les enfants profitent des piscines naturelles d’eau, devenue chaude, laissée par la marée descendante.

    On peut les voir également explorer les rochers, sans danger, pour y ramasser les moules et les coquillages. Dans les vagues, les professeurs de surf initient les touristes en vacances. Mais personne ne semble se déranger car Sidi Kaouki est avant tout une vaste étendue de plage, l’une des plus belles du littoral atlantique marocain où le vent souffle à profusion toute l’année.

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    A proximité de Sidi Kaouki, les pêcheurs de Tagenza lancent leurs bateaux peints en bleu et jaune, chargés de ramasser algues et poissons

    ■ Tenter de décrocher la baraka
    Certains visiteurs passent à côté du sanctuaire sans savoir que le saint, qui a laissé son nom à la ville, y repose. Rien n’indique clairement le mausolée, principalement visité par les locaux qui viennent tenter de décrocher la baraka. Les habitants des alentours ne ratent pas le moussem annuel au mois d’août et partent y faire quelques régulières prières pour chasser les tracas du quotidien. Ce guide spirituel est enterré où il avait élu domicile à la fin du 19e siècle. Une maison dressée les pieds dans l’eau et recouverte de chaux. On y voit les gens faire leurs ablutions, se protéger du soleil, discuter et regarder l’horizon. Beaucoup de vie dans un lieu pourtant sanctuaire. «Nous travaillons toute l’année, même l’hiver car les locaux viennent y passer le week-end», explique un restaurateur de la place principale.
    Pendant l’été, des touristes ont posé leur valise dans l’une des quelques auberges ou viennent tout droit d’Essaouira ou d’Agadir pour se sentir comme seuls au monde. Car depuis l’arrivée des hippies dans les années 70, le village a bien sûr grandi, mais a su garder son charme sauvage qui en fait sa réputation.

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    Tagenza semble désert. On y voit quelques maisons typiques construites avec les pierres du site, les seules à résister au vent. Authentique à souhait

    ■ Des découvertes aux alentours...
    De la route, on peut voir quelques-unes des éoliennes du parc à proximité. Sans désagrément de bruit. Depuis 2007, ce parc éolien situé à Cap Sim, avec ses 71 turbines, produit annuellement 210 gigawatt-heure. Un projet en plein dans la stratégie nationale dédiée aux énergies renouvelables. C’est près d’ici également qu’il faut découvrir Tagenza et ses bateaux de pêcheurs peints en bleu et jaune, chargés de ramasser algues et poissons. Ici, les surfeurs les plus chevronnés viennent profiter de la force des vagues. Semblant totalement désert, on y voit quelques maisons typiques construites avec les pierres du site pour résister au vent. Authentique à souhait.

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    De la route, on peut voir quelques-unes des éoliennes du parc à proximité. Sans désagrément de bruit. Depuis 2007, ce parc éolien situé à Cap Sim, avec ses 71 turbines, produit annuellement 210 gigawatt-heure

    J.A.
    (Ph. SJ)

     

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