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    International

    Boeing: Chutes drastiques des commandes

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5518 Le 17/05/2019 | Partager
    L'avionneur a enregistré 200 annulations en avril dernier
    L'effet 737 Max perturbe le bilan commercial
    La tendance générale est à l'attentisme des compagnies aériennes
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    L'épisode 737 a finalement traumatisé les compagnies qui réduisent la voilure des commandes. Il y a aussi une tendance générale d'attentisme du marché à la veille du salon du Bourget en juin prochain (Ph. DR)

    Le constructeur Boeing traverse une zone de fortes turbulences. Le groupe voit ses commandes et ses livraisons s'effondrer. Le nombre d'avions livrés a chuté de moitié en avril dernier. Plus encore, l'industriel n'a réalisé aucune nouvelle commande le mois dernier.

    En revanche, près de 200 annulations ont été enregistrées sur la même période. Il faut dire que le bilan commercial préoccupe le management au plus haut niveau. C'est la conséquence directe de l'arrêt des vols et livraisons du 737 Max. Pour l'heure, et compte tenu des multiples annulations, le bilan des quatre premiers mois de l'année se traduit par un solde négatif de 119 avions.

    Il va sans dire que l'impact de la crise du 737 Max a eu des effets directs sur la chute des livraisons, voire l'annulation de nouvelles commandes. En effet, les livraisons sont passées de 54 en mars dernier à 23 en avril. Autrement dit, c'est la conséquence directe de la crise du 737 Max. Auparavant, cet appareil représentait plus de la moitié des livraisons d'avions civils du constructeur. Aujourd'hui, la relance commerciale de ce type  d'appareils reste tributaire de la levée de l'interdiction des vols.

    Derrière la chute des livraisons, l'annulation de quelque 200 appareils commandés par la compagnie indienne en faillite, Jet Airways. Cette situation s'explique aussi par la modification des règles comptables. Désormais, le constructeur doit soustraire, de ses carnets, les commandes susceptibles de ne pas être honorées. Et c'est le cas pour la compagnie Jet Airways.

    De l'avis d'experts, à elle seule, la crise du 737 Max n'explique pas vraiment la situation de l'avionneur dans sa globalité. En effet, dans l'industrie aéronautique et chez les compagnies aériennes, la tendance générale est à l'attentisme, le wait and see! Depuis le début de l'année, les compagnies régulières sont sous pression compte tenu des effets de la baisse généralisée des recettes. S'y ajoute la rude concurrence tarifaire ou encore la hausse du prix du kérosène... D'ailleurs, il n'y a pas que Boeing qui souffre. Airbus a également enregistré des annulations (125 appareils) et des baisses de commandes depuis janvier dernier.

    Ceci étant dit, les constructeurs ne désespèrent pas. Ils fondent beaucoup d'espoir sur la grand-messe du Bourget (en juin prochain) pour remplir les carnets de commandes. Mais une chose est sûre, quel que soit le volume des commandes au Bourget, cela ne permettra pas de compenser les pertes subies ni à rattraper les retards de livraisons chez Boeing par rapport à Airbus.

    Même en cas d'annulation de l'interdiction de vol du 737 Max, les experts ne prévoient un retour à la normale que vers la fin de l'année. Désormais, le plus difficile pour l'avionneur américain est de convaincre les autorités de l'aviation civile (le 23 mai) en offrant le maximum de garanties de sécurité tout en prouvant l'efficacité des modifications techniques apportées, pour que le 737 puisse redécoller un jour. Plus difficile encore: comment convaincre les passagers à remontrer encore dans un 737 Max?

    A.R.

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