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    Régions

    L'Oriental veut protéger ses ressources en eau

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5506 Le 30/04/2019 | Partager
    Une campagne de sensibilisation et des brigades de contrôle
    Le réservoir de la région en baisse de 6% par an
    Alors que la dynamique économique a doublé les besoins
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    Malgré la baisse annuelle en apports pluviométriques, les taux de remplissage des barrages sont globalement en mesure de couvrir les besoins de la région pour cet été, et préparer la prochaine saison agricole. Par rapport à 2018, ces taux se sont nettement améliorés

    Pour sensibiliser à la surexploitation des ressources en eau, l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya a lancé toute une série de rencontres au profit des usagers et des agriculteurs. L’occasion, également, de mettre en relief les dispositions liées au contrôle du domaine public hydraulique.

    Deux premières actions ont été réalisées jeudi et vendredi derniers à Nador et à Berkane. Elles étaient organisées en collaboration avec l’Office régional de la mise en valeur agricole de la Moulouya, l’Agence belge de développement et les autorités locales.

    Au programme de ces journées d’optimisation et de gestion des ressources en eau dans l’Oriental, des exposés sur les dispositions de la loi 36-15 sur l’eau, le rôle de la police des eaux dans le contrôle du domaine public hydraulique, ainsi que la gestion des périmètres irrigués et des eaux souterraines.

    Ces rencontres de sensibilisation font écho aux nouvelles orientations du département de l’Eau, mettant l’accent sur la nécessité d’assurer un meilleur approvisionnement dans les zones en déficit. Il s’agit aussi d’assurer un meilleur accompagnement des unités agro-industrielles, industrielles, touristiques et périmètres irrigués. La dynamique générée par l’ensemble de ces unités a doublé les besoins de la région en eau potable et d’irrigation.

    Une nouvelle approche d’exploitation des ressources est donc nécessaire. Pour le moment, les taux de remplissage des barrages de la région ne sont pas alarmants, malgré une saison pluviométrique en dessous de la moyenne. «Toutefois, il est temps de sensibiliser l’ensemble des exploitants de cette ressource à la nécessité de l’économiser et de la protéger»,  insiste Boubker El Houadi, directeur de l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya.

    A cause des changements climatiques, les apports en eau du bassin hydraulique de la Moulouya connaît une baisse de 6% par an. Un déficit qui pourrait avoir un impact négatif sur le développement socioéconomique si les démarches préventives ne sont pas actionnées.

    Pour y arriver, l’Agence ne compte pas seulement sur la sensibilisation, mais aussi sur la dissuasion. C’est la tâche à laquelle s’attelle sa brigade chargée de la protection de cette ressource, sans compter l’interdiction de tout empiètement sur le domaine public hydraulique, tel que le creusage des puits ou le prélèvement de l'eau des rivières sans autorisation.

    Cette brigade opère en collaboration avec celles des ministères de la Santé et de l'Agriculture, et la gendarmerie royale et celle de l'environnement. L'objectif est de mettre sur les rails des brigades provinciales pour veiller à une meilleure exploitation de l'eau.

    De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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