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    Financement du commerce: La BID va renforcer ses opérations en Afrique

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    17,5 milliards de dollars d'engagements pour sa filiale ITFC
    L'institution appuie la création de la zone de libre échange africaine
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    Hani Salem Sonbol, directeur général de la Société islamique internationale de financement du commerce: «nous essayons de restaurer la relation solide qui existait entre les pays arabes et africains et de favoriser le développement socio-économique de ces Etats» (Ph. privée)

    En dix ans d'existence (2008-2017), la Société islamique internationale pour le financement du commerce chargée entre autres de la promotion du business entre les pays de l'Organisation de la coopération islamique a approuvé 603 opérations pour un montant cumulé de 40 milliards de dollars (31 milliards de dollars décaissés). L'institution souhaite accroître son intervention dans les pays africains. Ses engagements sur le continent s'élèvent à 17,5 milliards de dollars dont 2,3 milliards de dollars au Maroc. Le programme «ponts commerciaux arabo-africains» vise à renforcer l'actiion de la banque dans la région. Par ailleurs, elle appuie la création de la zone de libre échange africaine.  

    - L'Economiste: Quel est l'objet de votre présence à Casablanca?
    - Hani Salem Sonbol:
    Le Forum International Afrique Développement d'Attijariwafa bank, qui est un de nos partenaires stratégiques, est devenu incontournable (ndlr: Le FIAD s'est déroulé les 14 et 15 mars). La concentration d'autant de dirigeants du secteur privé et de responsables publics durant les deux jours de cet événement est une opportunité rare. Nous avons prévu de rencontrer des banques et autres institutions financières ainsi que des entreprises publiques. Notre présence à Casablanca rentre aussi dans le cadre de la préparation de la rencontre annuelle de la Banque islamique de développement les 3-6 avril prochain à Marrakech.

    - Aviez-vous des messages particuliers à faire passer?
    - Nous promouvons un grand programme intitulé «Ponts commerciaux arabo-africains». Notre institution essaye de restaurer la relation solide qui existait entre les pays arabes et africains et de favoriser le développement socio-économique de ces Etats. Le potentiel de l'Afrique n'est plus à démontrer. La Société islamique internationale de financement du commerce (SIIFC) y est très active dans les secteurs de l'énergie et de l'agriculture. Nous déployons aussi des programmes de soutien au développement des PME et des exportations africaines. La SIIFC a fourni près de 17,5 milliards de dollars de financement aux pays africains dont 2,3 milliards de dollards au Maroc depuis sa création.  

    - L'un de vos mandats est la promotion du commerce interrégional. Quel commentaire vous inspire le statu quo au niveau de l'Union du Maghreb arabe?
    - La part du commerce intra-régional se situe aux alentours de 3 à 4% du commerce total de ces pays. Nous sommes convaincus qu'il est très faible par rapport au potentiel que recèlent ces pays. Nous soutenons tous les efforts pour une meilleure intégration économique comme les stratégies de développement de chaque pays. Nous avons par exemple appuyé l'activation de l'accord d'Agadir en organisant des forums en collaboration avec les parties prenantes. Nous comptons jouer un rôle important dans la mise en œuvre de la zone de libre échange africaine en sensibilisant les Etats sur son importance. Nous voulons aussi les aider à définir leur cadre de politique en lien avec cet accord.

    - Quelle forme va prendre votre intervention dans la région à court terme?  
    - Nous essayons d'accompagner les stratégies des différents pays. Tout dépend des besoins qu'ils expriment. La banque a vocation à soutenir les initiatives dans les secteurs de l'énergie et de l'agriculture. Nous accompagnons aussi les programmes de financement des PME et encourageons les initiatives des femmes et des jeunes. Avant tout, nous cherchons à avoir un impact sur le développement socio-économique des pays membres.  

    - Quel bilan faites-vous de vos activités au Maroc?
    - La banque appuie les efforts du Maroc dans sa stratégie africaine. Nous collaborons avec les institutions financières et les entreprises publiques et privées pour leurs exportations ou le développement de leurs activités sur le reste du continent. Nous accompagnons à la fois les exportateurs marocains et leurs clients. Cela dit, l'essentiel de notre portefeuille couvre le financement des plans stratégiques de l'Etat.

    - Quid de l'accompagnement des PME?
    - L'accompagnement des PME se fait à travers les lignes de financement que nous accordons aux institutions financières. Nous leur apportons aussi une assistance technique pour les aider à mieux prendre en charge les besoins de ces entreprises. Elles bénéficient de formations pour approfondir leur connaissance de cette clientèle. De l'autre côté, nous formons les PME sur la capacité à monter des dossiers bancables.

    Propos recueillis par Franck FAGNON

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