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Oncologie: L’hôpital Cheikh Khalifa s'allie à l’Institut Curie

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5393 Le 15/11/2018 | Partager
Prise en charge des cas difficiles et ouverture vers l’Afrique
Formation continue du corps médical
1es actions de télémédecine à Anfgou, Imilchil et Zaouit Ahensal
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«L’Institut Curie est réputé pour la prise en charge du cancer du sein, mais aussi d’autres types de pathologies comme l’oncologie pédiatrique, les mélanomes ou encore les sarcomes…», explique Dr Nabil Ismaïli, professeur assistant en oncologie à Cheikh Khalifa (Ph F. Al Nasser)

Formation continue, prise en charge des cas compliqués et ouverture vers l’Afrique. Ce sont là en résumé les trois principaux axes de la convention liant l’hôpital universitaire international Cheikh Khalifa à l’Institut français Curie. L’accord, qui vient d’être signé, permet au «Casablanca Cancer Center», relevant de l’établissement hospitalier casablancais, de bénéficier de l’expertise de l’Institut Curie.

«La collaboration entre les deux institutions doit permettre une amélioration du niveau de prise en charge des malades et de la formation continue des performances du corps médical et du personnel soignant», souligne Nabil Ismaïli, professeur assistant en oncologie à Cheikh Khalifa.

Selon ce spécialiste, l’Institut Curie est surtout connu pour la prise en charge de plusieurs types de cancer, notamment celui du sein avec 13.000 nouveaux cas par an. D’autant plus que ce type de cancer arrive en tête des cas recensés au Maroc. «Les cancers digestifs, comme ceux du colon ou de l’estomac, étaient plus fréquents il y a quelques années. Aujourd’hui, le cancer du sein occupe, chez les deux sexes, la première position dans les statistiques», tient à préciser Dr Ismaïli.

L’objectif de cet accord est également d’établir un dialogue entre les professionnels des deux institutions. Les cas difficiles pourront bénéficier d’un deuxième avis ou encore, dans certains cas plus complexes, être pris en charge à l’Institut Curie sous certaines conditions.

Autre volet important de ce partenariat: les médecins et personnels de l’hôpital Cheikh Khalifa pourront bénéficier de formations continues et d’échanges de savoir-faire. «C’est valable pour les médecins, techniciens, staff médical ou médecins résidents», fait valoir le spécialiste en oncologie.

Mais l’ouverture vers l’Afrique représente l’un des axes majeurs de ce partenariat. En effet, les patients africains (originaires notamment du Mali, Gabon, Sénégal, Mauritanie…) pourront, grâce à la télémédecine, profiter de l’expertise française au Maroc.

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Le Casablanca Cancer Center dispose d’un plateau technique complet en cancérologie: IRM, scanner, Pet Scan, radiologie interventionnelle... Il est également doté d’un appareil de pointe en radiothérapie: le TrueBeam STx®. Cette technologie dernier cri, qui permet la protection des tissus sains,  réduit considérablement les délais de traitement (Ph. F. Al Nasser)

Par ailleurs, l’hôpital Cheikh Khalifa et l’Université Mohammed VI des sciences de la santé se sont engagés dans une opération inédite de soins à distance (aux côtés de la Société marocaine de télémédecine). Il s’agit d’un projet-pilote visant dans un premier temps quelques localités enclavées.

Les activités de téléconsultation, couplées à la fourniture de médicaments, permettent aux populations de 3 localités (Anfgou: 4.500 habitants, Imilchil: 9.000 habitants et Zaouit Ahensal: 10.900 habitants) de bénéficier de prestations médicales assurées à distance et en temps réel par des médecins enseignants relevant de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé basée à Casablanca.

Après une phase d’évaluation, démarrée cette semaine, les activités de télémédecine seront étendues à trois autres sites dès ce mois de novembre. Il s’agira des localités d’Aït Tamlil (20.300 habitants), relevant de la province d’Azilal, de Taliouine (6.800 habitants), relevant de la province de Taroudant, et de Talsint (16.000 habitants), relevant de la province de Figuig. Ce projet ambitionne à terme la couverture de 160 communes rurales et d’une population de près de 2 millions de personnes connaissant un enclavement sanitaire important.

Aziza EL AFFAS

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