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    Economie

    L’Amith obtient une barrière au textile turc

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
    Mesure de sauvegarde sur les importations jusqu’en 2021
    Le secteur demande une TVA réduite
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    A l’export le secteur textile améliore son chiffre d’affaires. En 2017, les ventes ont atteint 37 milliards de DH tirées en particulier par les exportations de vêtements confectionnés qui ont augmenté de 1,3 milliard de DH. En revanche, sur  le marché local, estimé à 44 milliards de DH, les entreprises n’arrivent pas à être compétitives

    C'est acté. La mesure de sauvegarde préférentielle sur les importations de produits de textile et d’habillement en provenance de Turquie qui était provisoire devient définitive. La mesure court jusqu’en 2021. Les importations seront ainsi soumises à un droit additionnel ad valorem équivalent à 90% du taux fixé dans le cadre du droit commun.

    Ce droit additionnel s’applique notamment aux filaments synthétiques ou artificiels, fibres synthétiques ou artificielles discontinues, tapis et autres revêtements de sol en matières textiles, tissus spéciaux, surfaces textiles touffetées, dentelles, tapisseries, passementeries, broderies, étoffes de bonneterie, vêtements et accessoires du vêtement en bonneterie, vêtements et accessoires du vêtement, autres qu’en bonneterie ou encore les autres articles textiles confectionnés etc.

    Cette mesure est censée protéger l’industrie locale qui souffre de la concurrence turque, laquelle bénéficie d’un accès préférentiel sur le marché en raison de l’accord de libre échange.

    Un accord à l’origine d’une forte croissance des exportations turques vers le Maroc de produits finis de textiles et habillement avec une progression de 175% entre 2013 et 2017. Ce qui a fragilisé plusieurs unités industrielles orientées vers le marché domestique et occasionné des pertes importantes d’emploi. Reste que l’effet de cette mesure de sauvegarde est réduit surtout avec la dépréciation de la livre turque.

    Cette protection tarifaire ne suffira pas à résoudre les problèmes de compétitivité structurelle des opérateurs locaux.

    Aujourd’hui, une baisse importante des activités industrielles et une réduction du temps de travail sont relevées. L’Amith qui parle d’une  «accélération du mouvement de désindustrialisation» estime que le marché local représente une réelle opportunité pour l’avenir de l’industrie textile mais à la condition de mettre en place une mesure forte et immédiate.

    «Des efforts ont été réalisés par les pouvoirs publics par rapport aux importations déloyales mais le résultat ne sera atteint que sur la durée. Il faut donc combler le gap de compétitivité par une mesure fiscale. Nous avons proposé  une TVA réduite dans la prochaine loi de finances», souligne Mohamed Tazi directeur de l’Amith. Pour lui, une TVA réduite permettra aux opérateurs d’être compétitifs par rapport aux importations informelles.

    Estimé par le secteur à plus de 44 milliards de DH, le marché local serait surtout couvert par les produits de contrebande et les importations alors que la production locale a du mal à se faire de la place. Dans le projet de loi de finances 2018, une hausse de la TVA de 17,5 à 20% et de 25 à 30% sur certains produits finis et semi finis avait été proposée. Mais cette mesure a été rejetée par les élus car elle allait à l’encontre de la politique d’ouverture du pays.

     

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