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Entreprises

Textile: Les machines de Sicomek redémarrent bientôt

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5320 Le 23/07/2018 | Partager
La commune a approuvé une subvention de 1,5 million de DH
L’Intérieur et la région appuieront également l’entreprise
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Après avoir résolu le problème social de Sicomek, Abdallah Bouano veut s’attaquer à la restauration de la médina, «exclue du programme de réhabilitation des villes impériales». Le maire PJD de Meknès a pu arracher une première enveloppe de 60 millions de DH de l’Intérieur (Ph YSA) 

Bonne nouvelle pour les 662 salariés de la société de textile de Meknès, Sicomek. Le Conseil communal de la capitale ismaïlienne vient d’approuver l’injection de fonds dans la trésorerie de l’entreprise privée. Une décision prise par le conseil présidé par le maire PJD, Abdallah Bouano, à l’unanimité. Mais, a-t-il le droit de prendre cette initiative et quelle sera la réaction de la Cour des comptes? «L’essentiel pour nous, c’est de sauver les ouvriers du chômage. En plus, nous avons des subventions d’appui à la création d’emploi. Pour ce qui est de Sicomek, nous avons voté cette décision à l’unanimité, lors de la session extraordinaire du conseil, et de concert avec le ministère de l’Intérieur», confie-t-il à L’Economiste. «Ne vous inquiétez pas, je me défendrai bien devant la Cour des comptes», ajoute-t-il. 

Au total, 24 points étaient à l’ordre du jour de la session tenue le 12 juillet dernier. Ils ont été tous adoptés. Et particulièrement celui relatif à l’appui de Sicomek, les conseillers ont vivement applaudi l’initiative émanant d’un commun accord avec le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Emploi, le Conseil régional et les représentants de la société. Pour rappel, les différentes parties ont approuvé un plan de sauvetage pour le redémarrage des activités de l’entreprise. Un plan qui coûterait 15 millions de DH, d’après le représentant de l’entreprise William Berrebi.

«Ce dernier nous a expliqué que la société a enregistré des pertes (de près de 9 millions de DH) à cause du manque de rentabilité et d’un marché public non réglé», rapporte Bouano. Pour qu’elle puisse redémarrer son activité, Sicomek aura besoin de plus de 15 millions de DH répartis comme suit: 6 millions pour la CNSS, 3 millions pour le lancement, près de 2,5 millions pour payer deux ans de loyers et 1,3 million de crédits bancaires. En clair, c’est le montage financier du plan de sauvetage proposé par les responsables de l’entreprise. Lesquels voulaient redémarrer leur activité avec seulement le 1/3 des salariés (220). «Mais ce nombre a été revu à la hausse par le comité de négociation qui a exigé que l’entreprise commence avec au moins la moitié des salariés», rappelle le maire de Meknès. Avec le Conseil de la région Fès-Meknès, la Commune de Meknès a donné son accord pour contribuer au financement de ladite entreprise. Ainsi, la mairie devrait financer la reprise de Sicomek à hauteur de 1,5 million de DH (soit 10% de la valeur du plan de sauvetage).

De son côté, la région devrait débourser le double de ce montant (3 millions de DH). En attendant, et au regard de l’importance de cette décision, le point relatif au financement du plan de sauvetage de l’entreprise a été introduit à l’ordre du jour de la session extraordinaire. Les élus ne s’y sont pas opposés. Car, il s’agit de l’avenir de quelque 662 salariés d’une unité de textile à l’arrêt depuis octobre 2017. Date à laquelle les dirigeants de la société avaient mis la clé sous la porte d’une manière soudaine et brutale.
Notons qu’en mars dernier, et après plusieurs rencontres avec des hauts cadres de l’Intérieur, les ouvriers de Sicomek ont perçu enfin leur salaire du mois d’octobre. Ainsi, le redémarrage de la machine devrait se faire selon une approche pragmatique visant la préservation des intérêts de l’employeur et des salariés. A ce titre, le plan de sauvetage prévoit le redémarrage de l’unité avec la reprise de la moitié des salariés. Le reste sera embauché au fur et à mesure que l’activité reprenne. Par ailleurs, lors de la session extraordinaire de juillet, les élus de Meknès ont débattu et approuvé la création d’une faculté spécialisée dans la médecine dentaire. Ils ont également voté l’acquisition d’un foncier de 187 ha situé à Hay Bouguaraâ (Quartier El Bassatine), ainsi que l’appui de l’association Rita Zniber pour le raccordement du centre des enfants abandonnés, au réseau d’eau et d’électricité. En outre, les élus ont acté une convention de partenariat avec le département d’Abdelouafi Laftit pour la restauration des monuments de la médina de Meknès. «Le ministère de l’Intérieur nous appuiera dans ce projet à hauteur de 60 millions de DH. Maintenant, il va falloir mobiliser d’autres départements ministériels avant de lancer de grands chantiers», conclut Bouano.

Mise à niveau urbaine

UN nouveau plan d’aménagement pour la ville de Meknès et une extension du périmètre urbain. C’est ce que promet Abdallah Bouano aux Meknassis. Après les travaux d’embellissement réussi des avenues Allal Benabdallah, Hassan II et Bir Anzarane, le maire annonce un projet de renouvellement des artères de l’avenue des FAR. Celle-ci sera dotée de ronds-points giratoires et de tunnels. Lesquels devront décongestionner la circulation automobile. Notons qu’il serait judicieux de lancer les travaux de ce chantier dans les plus brefs délais. Ce, afin d’éviter les désagréments rencontrés par les visiteurs du SIAM. Pour rappel, seuls les 2/3 du projet d’aménagement de l’avenue Bir Anzarane étaient prêts au début de l’événement phare de la capitale ismaïlienne en avril. Ce qui a engendré des embouteillages monstres, beaucoup de poussière, et un trafic au ralenti (parfois, de plus de 2 heures) jusqu’à Sehrij Souani, site du SIAM.

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