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Mondial 2018 Equipementiers: Le match Nike/Adidas

Par L'Economiste | Edition N°:5286 Le 04/06/2018 | Partager
Adidas dame le pion à Nike
New Balance vient concur- rencer Puma
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Contrairement au Mondial brésilien de 2014, Adidas sort grand gagnant du match commercial de l’équipement sportif (Ph. FFF et FRMF)

Deux semaines avant le Mondial russe, l’affrontement commercial fait rage entre équipementiers sportifs. Cette fois-ci, les 2 géants se livrent à une lutte acharnée. Et visiblement, la marque aux trois bandes semble en sortir vainqueur. Sponsor officiel de la Coupe du Monde, Adidas équipera 12 des 32 équipes qualifiées, contre 2 de moins pour son concurrent américain.

Un retour à la normale après l’édition brésilienne qui a vu Nike équiper plus d’équipes qu’Adidas pour la première fois. En plus de cet avantage quantitatif, l’équipementier allemand s’offre des clients de choix. Il compte dans ses rangs les 2 finalistes au Brésil, l’Allemagne et l’Argentine. Sans compter le pays hôte, la Russie, l’Espagne, poids lourd de la compétition, ou encore le Maroc.

Le regain d’intérêt pour la marque allemande aux 3 bandes intervient dans un contexte favorable. La firme sort d’une année 2017 largement réussie. Elle enregistre en effet un chiffre d’affaires de 21,22 milliards d’euros, soit une progression de 14,8%.

Une situation dont se félicite le patron, Kasper Rorsted: «2017 aura été une année solide, opérationnellement et financièrement. Nous avons fait de gros progrès pour nous rapprocher de notre objectif, afin de devenir la meilleure entreprise de sports-wear au monde».

Si Adidas dispose d’un avantage certain, Nike n’est pas loin derrière. Elle peut même se targuer d’une petite victoire. En effet, environ 60% des joueurs du Mondial porteront des crampons à la virgule, selon les estimations de la marque. Surtout qu’elle compte des clients prestigieux, comme le quintuple Ballon d’Or Cristiano Ronaldo, ou encore la moitié de l’équipe d’Allemagne, tenante du titre.

Du côté des équipes, Nike en équipera 10, dont la France et le Brésil, 2 candidats favoris pour aller dans le dernier carré. Derrière les 2 mastodontes, Puma enregistre un début de Mondial compliqué. La marque allemande a dû composer avec les mauvaises performances de ses clients.

En plus du Cameroun, l’Italie n’a pas su se qualifier et laisse l’équipementier sans réelle option. Ainsi, 6 mois avant le début de la compétition, Puma ne disposait que de 2 équipes partenaires, l’Uruguay et la Suisse. La marque germanique a dû démarcher en vitesse 2 autres nations, le Sénégal et la Serbie, pour espérer avoir un semblant de présence marketing dans l’événement footballistique. Elle peut cependant compter sur ses ambassadeurs joueurs, tels que les attaquants français Antoine Griezmann et Olivier Giroud, ou encore l’argentin Sergio Aguero, pour rattraper ce qui s’annonçait comme un Mondial difficile.

La marque allemande doit néanmoins surveiller ses arrières. Arrivé en 2015 dans le monde de l’équipement de football, l’américain New Balance est bien décidé à concurrencer Puma pour la troisième place du podium.

De ce fait, NB équipera le Panama, qui participera à sa première Coupe du Monde, mais surtout le Costa Rica, grande surprise des quarts de finale du précédent Mondial. Au niveau des crampons, l’équipementier a réussi un excellent coup en signant, à quelques semaines de la compétition, un contrat avec l’international sénégalais Sadio Mané, finaliste de la Ligue des champions avec Liverpool.

Quatre autres marques seront de la partie. L’anglais Umbro équipera la sélection du Pérou mais doit faire face au départ de la Serbie, partie renforcer les rangs de Puma. L’italien Errea accompagnera la sélection islandaise. La Tunisie a fait le choix d’Uhlsport, encore une fois une marque allemande. Le Danemark a quant à lui opté pour un sponsor local, Hummel.

Au Maroc, haro sur Adidas

Dévoilées le 24 mai, les tuniques des Lions de l’Atlas ont suscité une vive polémique. De nombreux fans se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour critiquer le caractère simpliste des maillots de l’équipe nationale.
Un agacement qui touche aussi la Fédération royale marocaine du football. Selon les informations d’Assabah, son président Fouzi Lekjaa envisagerait même de rompre le contrat avec la marque allemande, pour non-respect des clauses.

R.G.

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