International

L’UE anticipe l’après-Brexit

Par Karim Agoumi | Edition N°:5212 Le 19/02/2018 | Partager
Un sommet pour pallier le vide budgétaire laissé par le départ du Royaume-Uni
12 à 15 milliards d’euros de pertes attendues

La sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue pour le 29 mars 2019, menace de créer de profondes divisions au sein de l’organisme européen. Pour éviter des tensions certaines entre les pays membres, Bruxelle abritera d’ici quelques jours un sommet capital qui réunira les principaux dirigeants de l’association politico-économique. Un évènement qui tentera d’unifier politiquement le groupe des 27.

Le sommet, prévu vendredi prochain, devrait tout d’abord livrer des solutions concrètes pour combler les vides du futur budget post-Brexit. Le départ du Royaume-Uni laissera en effet un vide de 12 à 15 milliards d’euros. Pour pallier cette perte considérable, l’un des moyens d’action éventuels proposés par le commissaire au budget Gunther Oettinger suggère que les contributions financières des pays membres atteignent 1,1% à 1,2% du PIB de l’Union contre 1% actuellement.

Une issue qui laisserait de marbre le Danemark, l’Autriche ou encore la Suède, représentant tous des contributeurs nets. Autre échappatoire éventuel, sacrifier la politique agricole commune ou encore les Fonds de cohésion, qui profitent aux pays les plus pauvres situés notamment à l’Est.

La rencontre sera aussi l’occasion de déterminer un terrain d’entente concernant le mode de nomination au poste de président de la Commission européenne, actuellement occupé par Jean-Claude Juncker, qui sera renouvelé lors des élections européennes de mai 2019. Ce dernier a en effet été élu en 2014 via le «Spitzenkandidat», selon lequel le candidat du parti européen qui obtient le plus de voix décroche le poste.

Un système solidement défendu par le Parlement européen, convaincu de ses bienfaits pour la démocratie de l’Union… Mais auquel s’opposent fermement plusieurs chefs de gouvernement des 27, se sentant marginalisés injustement. Ces derniers clament haut et fort leur droit inébranlable de désigner le chef de la Commission.

Des points noirs à éclaircir qui permettront à l’organisme européen de bâtir une nouvelle Union sans le Royaume-Uni plus forte et soudée que jamais. D’autres évènements similaires portant sur cette délicate période de transition pourraient également voir le jour, dont notamment un sommet prévu le 22 mars prochain. Une manifestation qui portera plus précisément sur la future relation politico-économique des pays de l’Union avec l’Angleterre sortante.

 

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