×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Coup de froid sur les prix à la consommation

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5117 Le 02/10/2017 | Partager
    L’inflation prévue à 0,6% en moyenne en 2017 contre 1,6% en 2016
    L’inflation sous-jacente qui reflète la tendance réelle des prix va, elle, accélérer à 1,4%
    prix_consommation_2_017.jpg

    La hausse des prix à la consommation est inférieure à 2% en moyenne depuis 2000. L’insuffisance de la demande crée aussi une situation de faible inflation. La Banque centrale a réagi ces dernières années en abaissant à plusieurs reprises ces taux d’intérêt. Mais l’effet sur la demande est pour l’instant encore limité

    En juillet, sur un an, l’inflation était à -0,1%. Ce n’était plus arrivé depuis mai-juin 2014. La hausse des prix ne dépasse pas 0,2% en moyenne depuis mars. Les professionnels du marché financier anticipaient une augmentation de 1,8% en moyenne au deuxième et troisième trimestre. En septembre, la Banque centrale a ramené ses prévisions pour l’année de 0,9% à 0,6% après l’actualisation des données.

    Même si une inflation aussi basse exerce une pression à la baisse sur le taux de change effectif réel du dirham, elle ne suscite pas pour l’instant d’inquiétude chez les autorités monétaires. «Nous connaissons l’origine de la décélération. Il suffit d’un choc sur les prix des produits alimentaires volatils pour que l’inflation remonte rapidement», a commenté le wali de Bank Al-Maghrib à l’issue du conseil de politique monétaire de septembre.

    Sur les deux premiers mois de l’année, l’inflation était de 1,9% en moyenne. Le repli important des tarifs des produits alimentaires volatils et le ralentissement de la hausse des prix du carburant influencent l’évolution générale des prix. L’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires à prix volatils) s’est, elle, établie à 1,2% en août. Elle ressortirait  à 1,4% en moyenne sur l’année selon les nouvelles estimations contre 0,8% en 2016.

    prix_consommation_017.jpg

    Le repli important des prix des produits alimentaires volatils et le ralentissement de la hausse des prix du carburant influencent l’évolution générale des prix. L’inflation sous- jacente qui exclut les produits à prix volatils, elle, devrait accélérer par rapport à 2016

    En moyenne depuis 2000, la hausse des prix à la consommation a été inférieure à 2%, la cible idéale pour Bank Al-Maghrib. De 1,8% en moyenne entre 2000 et 2007, le rythme a décéléré à 1,5% depuis 2008. Maîtresse de la stabilité des prix, la Banque centrale a été par moments critiquée pour sa rigidité sur cette question. Néanmoins, beaucoup reconnaissent que la maîtrise de l’inflation a permis de soutenir la stabilité du dirham et la compétitivité des entreprises.

    Derrière le niveau faible de l’inflation, il y a aussi une atonie de la demande. Or, la politique monétaire, à elle seule, est dans l’incapacité de relancer la demande. Les baisses du taux directeur ces dernières années sont censées encourager la consommation des ménages et soutenir l’investissement des entreprises.

    Mais ce dernier volet n’évolue pas au rythme souhaité. L’application de certaines mesures du mémorandum BAM-CGEM-GPBM contribue à la relance de la demande de crédit. Mais la reprise est lente et surtout, les PME ne s’inscrivent pas encore dans cette dynamique. En plus des mesures pour faciliter l’accès au financement aux PME, il faudra accélérer les réformes, notamment du climat des affaires. Et cela, ce n’est pas du ressort de la Banque centrale.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc