Economie

Attractivité des IDE: Le Maroc en pôle position

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5012 Le 27/04/2017 | Partager
Il arrive 2e juste après le Botswana
L’intégration locale dans l’industrie auto, l’aéronautique… multiplie les nouveaux entrants

L’intégration locale, définie comme la participation d’entreprises européennes, aux côtés de leurs homologues marocaines, dans la perspective de création de valeurs s’intensifie. C’est le cas dans l’industrie automobile, l’aéronautique, ferroviaire… En parallèle, l’implantation de grandes sociétés marocaines en Afrique de l’Ouest et Centrale fait du Royaume une porte d’entrée privilégiée vers le sud du continent.

«L’ensemble de ces synergies révèle d’excellents exemples de coproduction, générant emplois, à la fois au Nord et au Sud», explique Jean-Louis Guigou, haut fonctionnaire et fondateur du think-tank euro-méditerranéen Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), lors d’une conférence de la CFCIM.

Positionné au centre d’une triangulaire Afrique-Méditerranée-Europe, le Maroc exploite ce positionnement stratégique pour capter les investissements et technologies des marchés du nord et les orienter vers les pays du sud, dans un partenariat gagnant-gagnant. Selon l’Ipemed, près de 46% des IDE du Maroc sont réalisés en direction de l’Europe et près de 44% orientés vers l’Afrique. Le Maroc bénéficie des effets du «compactage des chaînes de valeurs». En effet, il a un pied au nord et un autre au sud de la grande région Europe-Méditerranée-Afrique.

ONCF/SNCF

Selon le dernier Africa Investment Index 2016, le Maroc fait partie du top 5 des destinations d’IDE sur le continent africain. Le Royaume a été classé deuxième sur l’index, juste après le Botswana, grâce à sa forte croissance économique, sa position géographique stratégique, l’augmentation des investissements directs étrangers (IDE), sa balance de couverture des importations et son environnement d’affaires globalement favorable. L’Egypte est le seul pays du Maghreb à figurer dans ce classement. Le pays des pharaons s’est vu attribuer le troisième rang en raison de l’augmentation des investissements directs étrangers et de sa population urbaine croissante.

Relativement épargné par les récentes crises mondiales et régionales, le Maroc récolte les fruits de sa stabilité institutionnelle et les réformes économiques engagées depuis une dizaine d’années. Cette situation a servi de contexte à la politique d’accélération industrielle (PAI) qui a permis de créer des écosystèmes modernes, attirant les investissements étrangers dans des secteurs de pointe tels que l’industrie automobile et aéronautique mais aussi le secteur ferroviaire ou encore celui des énergies renouvelables.

Les membres de la CFCIM citent plusieurs exemples de coproduction. Parmi eux, celui de la SNCF. En effet, le groupe est présent au Maroc à la faveur du chantier sur la ligne grande vitesse (LGV), dans le cadre d’un partenariat d’assistance à maîtrise d’ouvrage avec l’Office national des chemins de fer (ONCF). Ce modèle de coproduction est basé sur le partage de savoir-faire, de retours d’expériences et transfert de know-how, relatif à l’utilisation de matériels roulants similaires.

 

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