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    Economie

    Automobile: Le secteur confirme ses ambitions

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5012 Le 27/04/2017 | Partager
    La barre des 100 milliards de chiffre d’affaires et du million de véhicules plus tôt que prévu
    Renault proche de la saturation avec 380.000 véhicules attendus pour 2017
    Des écosystèmes performants pour doper le taux d’intégration

    Les opérateurs du secteur automobile devront refaire leurs calculs. Les estimations et projections présentées il y a quelques années sur l’évolution de la production et du chiffre d’affaires ont péché par trop de modestie. De 2014, année de lancement du Plan d’accélération industrielle (PAI pour les intimes), à 2016, le chiffre d’affaires à l’export du secteur a réalisé, ainsi, une évolution de 50%, passant de 40 milliards de DH à 60 milliards de DH, pour 2020, le contrat-programme signé avec les opérateurs prévoyait d’atteindre les 100 milliards de DH.

    «Ce montant devra être revu et atteindre les 10 milliards d’euros en 2020 » selon Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce en marge de l’inauguration de la 4e édition du salon de la sous-traitance organisé par l’Amica à Tanger, soit l’équivalent de près de 110 milliards de DH. «Nous sommes fiers de cette réussite, mais nous ne nous arrêterons pas là», a précisé le ministre qui entame son deuxième mandat à la tête du même département avec le gouvernement El Othmani. «Nous atteindrons d’ici 2020, coûte que coûte, le million d’unités produites», avec un taux d’intégration locale des véhicules sortant du Maroc de 80% avec à la clé la création de 160.000 emplois.

    Avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d’appui et de financement adaptés ainsi que le lancement de l’écosystème Renault et du projet PSA, «nous nous acheminons à grands pas vers la réalisation de nos objectifs pour le secteur», a ajouté le responsable du département de l’Industrie.

    La vitesse avec laquelle évolue le secteur laisse présager que même le million de véhicules annoncé pour l’horizon 2020 pourrait lui aussi être enregistré plus tôt que prévu. Déjà les chiffres de production de Renault, l’unique producteur pour l’instant, laissent présager une rapide montée en charge. En 2016, le nombre de véhicules produits a atteint les 345.000, en hausse significative par rapport à l’exercice précédent.

    Les deux unités industrielles du groupe, l’usine de Tanger et la Somaca ont lors de l’année dernière explosé leurs compteurs et le groupe entend aussi refaire le coup en 2017. Ses estimations tablent sur une production totale lors de cette année de 380.000 véhicules selon Marc Nassif le patron au Maroc de la marque au losange. Ceci est dû à la forte demande dans le marché local qui a augmenté de 20%, selon Nassif mais aussi à l’évolution très positive des exportations sur les marchés européens.

    Une embellie qui permet de rattraper les accidents de parcours du marché égyptien. Renault compte aussi sur le lancement de la production de la Logan MCV dans l’usine de Tanger dont la production des premiers modèles devrait démarrer incessamment, selon Nassif. Ce modèle s’ajoute aux trois autres déjà produits à Tanger qui sont Lodgy, Dokker et Sandero. Du côté de PSA, les choses sont en train de se mettre en place, selon Elalamy. Les travaux de construction ont démarré il y a peu et les équipementiers travaillant pour le groupe sont en train de s’installer.

    Pour rappel, la grand-messe du secteur des équipementiers automobiles qu’est le salon de la sous-traitance a inauguré hier mercredi sa 4e édition à Tanger. Un grand événement qui a pris de l’ampleur avec le temps pour attirer aujourd’hui près de 300 exposants dans le cadre idéal de la Tanger Automotive city, zone industrielle, installée à quelques encablures de l’usine de Renault spécifiquement mise en place pour le secteur industriel.

    Ecosystèmes: La recette gagnante

    SEPT écosystèmes ont été lancés dans le secteur automobile à ce jour, dans le cadre du déploiement du Plan d’accélération industrielle. Ils concernent les filières automobiles de: «câblage automobile», «intérieur véhicule & sièges», «métal/emboutissage», «batteries automobiles», «moteurs et transmission» et deux écosystèmes constructeur, à savoir «Renault» et «PSA Peugeot».  
    Les ambitions de chacun d’entre eux sont elles aussi en phase avec celles du secteur en entier avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2020:
    ■ Ecosystème câblage: 26,7 milliards de DH de CA, 70.000 emplois, et 66% de taux d’intégration locale.
    ■ Ecosystème métal emboutissage: 5,3 milliards de DH de CA, 5.000 emplois et 76% de taux d’intégration locale.
    ■ Ecosystème batterie: 1,6 milliard de DH de CA, 1.500 emplois et 90% de taux d’intégration locale.
    ■ Ecosystème intérieur véhicules & sièges: 10,6 milliards de DH de CA, 30.000 emplois et 65% de taux d’intégration locale.
    ■ Ecosystème Power Train: 6,4 milliards de DH de CA et 10.000 emplois.
    ■ Ecosystème Renault: 21,3 milliards de DH d’achats/an, 900 millions d’euros d’investissements et 65% d’intégration locale.
    ■ Ecosystème PSA: 10,6 milliards de DH d’achats/an, 200.000 véhicules/an avec 80% de taux d’intégration, 200.000 moteurs/an et 1.500 ingénieurs & techniciens qualifiés.

    Des financements bancaires dédiés

    En marge du Salon, une convention de financement des écosystèmes automobiles a été paraphée par le Ministère, l’Amica et la Société Générale. A l’instar des conventions signées avec Attijari, la BCP et la BMCE, en 2015, elle devra offrir aux clients de la Société Générale  une offre de financement appropriée comprenant les crédits de fonctionnement, l’accompagnement en matière d’investissement par le biais de crédits de moyen et long terme et du leasing mobilier et immobilier, différents types de financement en devises des importations, le financement des commandes émanant des constructeurs et équipementiers de premier ordre ainsi que des solutions en matière de Cash management permettant aux entreprises de gérer facilement leur trésorerie à distance.

     

     

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