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    Economie

    Bruxelles sur la piste de l’amendement

    Par Aziz BEN MARZOUQ | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
    Une parade pour gérer l’arrêt du 21 décembre 2016 de la Cour européenne
    Le Maroc, un pilier de la stabilité au sud de la Méditerranée

    «Incidence et application de l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire Conseil/Polisario sur l'accord agricole Maroc/UE, au regard des relations commerciales et de la coopération avec le Maroc». Tel était le thème de la réunion conjointe des commissions des Affaires étrangères, du Commerce international et la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb du Parlement européen tenue lundi 20 mars à Bruxelles.

    Vincent Piket, le «Monsieur Afrique du nord» du Service européen d'action extérieure, a rencontré des eurodéputés pour leur expliquer l'approche adoptée par Bruxelles dans la recherche d'une réponse à apporter à l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 21 décembre 2016.  Le haut fonctionnaire néerlandais a souligné que le Maroc est un des partenaires les plus importants de l'UE à sa frontière sud. «L'Europe a besoin du Maroc pour la stabilité de la région, pour la lutte contre le terrorisme et pour la gestion des flux migratoires illégaux; Il faut trouver une solution pour respecter l'arrêt de la Cour de justice  tout en préservant nos relations avec le Maroc».

    Vincent Piket a révélé que la Commission et le Service européen d'action extérieure sont en train de préparer une solution pour répondre aux lacunes relevées par l'arrêt de la Cour de justice de l'UE. Concrètement veut dire qu’il va falloir  trouver une base juridique pour pouvoir appliquer un régime tarifaire préférentiel pour les produits en provenance du Sahara occidental, une opération que nous comptons faire par le biais d'un amendement à l'accord agricole Maroc/UE de 2012.
    Pour répondre au raisonnement de l'arrêt de la Cour concernant la consultation des populations locales, il a indiqué que Bruxelles travaillera étroitement avec Rabat sur la meilleure manière possible de consulter les populations du Sahara. Cette démarche  se doit de respecter le processus de paix de l'ONU sur la question du Sahara.

    A ceux qui, comme le Vert allemand, Klaus Buchner, ont demandé si l'UE allait prendre langue avec le Polisario dans la recherche d'une réponse à l'arrêt de la Cour, le représentant du Service européen d'action extérieure de l'UE, s'est borné à indiquer que «le rôle du Polisario n'a pas été du tout défini dans l'arrêt de la Cour de justice et que cette dernière l'a tout simplement qualifié de partenaire reconnu dans le processus de paix de l'ONU ni plus ni moins».

    Soutien massif des eurodéputés

    Plus des trois-quarts des eurodéputés qui ont pris la parole ont soutenu l'idée de préserver les relations privilégiées que l'UE entretient avec le Maroc. Au premier rang, la députée PPE espagnole, Teresa Jimenez-Becerril Barrio, qui a indiqué qu'en tant qu'Espagnole elle considère qu'il est «indispensable de préserver les relations avec le Maroc dans la mesure où celui-ci constitue une garantie pour la paix et la stabilité en Afrique du nord et qu'il joue un rôle important dans l'équilibre dans la région méditerranéenne». Gilles Pargneaux, grand ami socialiste français du Maroc, a mis en garde ses collègues en les invitant «à ne pas transformer le Parlement européen en assemblée générale de l'ONU».
    Revenant du Forum Crans Montana à Dakhla (16 au 21 mars), il a souligné que la région a été «complètement transformée par les investissements marocains et que le Sahara est en plein développement alors qu'il y a quelques années il n'était qu'un désert complet». Sa collègue libérale Marielle de Sarnez, est allée dans le même sens en indiquant que le Parlement européen n'était pas l'ONU pour régler l'affaire du Sahara».

    De notre correspondant permanent, Aziz Ben Marzouq

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