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    Analyse

    «L’Afrique doit attirer les financements»

    Par Safall FALL | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
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    Albert Mallet est le président de la Conférence de Rabat pour le développement durable (CRDD). La CRDD est une association marocaine à but non lucratif, dont la vocation est de créer une plateforme d’échanges et de partages d’expertises concrètes entre décideurs institutionnels et privés autour de questions de durabilité (Ph. Jarfi)

    - L’Economiste: Vous l’inscrivez vous-même à l’ordre du jour, la question du financement reste stratégique pour les économies africaines en matière de mobilité durable…
    - Albert Mallet:
    Ce n’est un secret pour personne, les Etats africains ne sont pas riches et ont souvent recours à l’aide internationale pour financer leurs projets.
    Ces aides passent systématiquement par des dettes qui pénalisent aussi la croissance des pays en alourdissant leurs taux d’endettement.
    Nous avons souhaité apporter un éclairage sur l’approche qui s’impose aujourd’hui, même si c’est via la fenêtre Transport:  l’utilisation des financements institutionnels comme leviers pour créer les conditions de sécurité pour des financements privés massifs.
    Les financements privés sont très disponibles au niveau mondial, il faut maintenant créer les conditions d’utilisation pour les attirer en Afrique. C’est bien ce à quoi beaucoup d’institutions financières sont attelées aujourd’hui.
    - Quelles solutions de financement innovantes et adaptées pour les économies africaines?
    - Beaucoup d’institutions financières œuvrent aujourd’hui à mettre à disposition du marché ces solutions innovantes qui devront tenir compte des réalités africaines en premier lieu. Nous avons invité certaines d’entre elles pour partager avec nous justement les solutions qu’elles proposent ou qu’elles sont sur le point de mettre sur le marché.

    - L’argent explique-t-il tout? Ne faut-il pas également des programmes publics à moyen et long termes pour plus de visibilité pour les investisseurs?...
    - Certes non, ce n’est pas la denrée rare. Ce sont plutôt les projets bien positionnés dans  des stratégies pays, et dont l’utilité ne fait pas doute. Le plus complexe à élaborer, ce sont les projets bancables qui s’inscrivent dans les priorités de développement du continent africain. Certains pays y arrivent mieux que d’autres selon les secteurs. Pour réellement y arriver, il est nécessaire pour certains cas en effet que les Etats développent des programmes publics avec en priorité un cadre réglementaire clair et ouvrant réellement les marchés à l’investissement privé. Les Etats doivent garantir l’obtention des qualités de services pour les citoyens par construction et en même temps assurer un véritable rôle d’arbitre et de régulateur dans la durée.

    - Ces pays ont souvent recours à la dette pour financer leurs programmes infrastructurels de transport durable. Justement, est-ce réellement «durable» d’alourdir des ardoises déjà bien remplies?
    - La réponse est dans la question, et je partage cet avis. L’utilisation abusive de la dette publique n’a rien de durable. Il est important de réduire la responsabilité financière des Etats chaque fois que cela est possible, C’est-à-dire pour tous les secteurs et activités pouvant être pris en charge par le secteur privé.
    Les Etats ont suffisamment de charges entre les secteurs régaliens à assumer et les secteurs à promouvoir, ou présentant des facteurs de risques trop élevés pour voir l’implication du privé.
    Propos recueillis
    par Safall FALL

     

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