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    Economie

    Retraite : Risques sur les adhésions à la CIMR

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4911 Le 05/12/2016 | Partager
    Une augmentation des cotisations CNSS impacterait la mutuelle
    Le premier déficit de la Caisse de sécurité sociale prévu en 2024
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    Pour un salarié qui démarre sa carrière avec un salaire de 5.000 dirhams et 19.731 dirhams en fin de carrière, le taux de remplacement atteindrait 64% s’il compte une retraite CNSS et CIMR. Sa pension serait de 12.608 dirhams. (TR: taux de remplacement)

    Une certitude pour le management de la Caisse marocaine interprofessionnelle de retraite (CIMR): Une réforme paramétrique du régime de retraite CNSS aura un impact sur la CIMR. Cette Caisse, qui basculera dès le 1er janvier vers le statut de mutuelle, pourrait voir baisser le nombre des nouvelles adhésions. Une hausse du taux de cotisation du régime CNSS sera lourde à supporter pour les entreprises et dissuaderait des potentiels candidats à la CIMR. Invité par la Chambre de commerce suisse au Maroc vendredi dernier, Khalid Cheddadi, président directeur général de la CIMR redoute cette perspective alors qu’il a intensifié la campagne de recrutement de nouveaux adhérents.
    La CNSS s’apprête à lancer une étude sur les scénarios de réforme du régime  retraite des salariés. Celui-ci pourrait connaitre son premier déficit en 2024, soit dans sept ans! Dans ce régime, les conditions d’ouverture des droits sont jugées favorables puisque le taux de pension est de 50% après 10,4 ans de carrière (3.240 jours) et un taux plein (70%) est accordé après 24,4 ans.
    Avec l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance, la durée moyenne de service de la pension s’est également améliorée. Elle est passée de 10,35 ans en 1995 à 15,44 ans en 2014 augmentant de plus de  5 ans durant les 20 dernières années. «L’effort d’épargne est faible à la CNSS et ce régime est trop généreux, en particulier vis-à-vis des personnes qui n’ont pas accompli des carrières complètes», indique Cheddadi qui a analysé les régimes de retraites du public et du privé.
    La CIMR, qui prévoit de terminer l’année avec 7.000 entreprises adhérentes contre 6.400 en 2015, s’élargit aux indépendants ainsi qu’aux salariés des associations et des coopératives. Son changement de statut s’accompagnera de mesures importantes dont la suppression de la possibilité de remboursement des cotisations salariales pour les personnes qui quittent définitivement leur employeur. Ce n’est qu’à partir de 50 ans, que l’affilié pourra récupérer la part salariale et patronale moyennant un abattement puisque la sortie s’effectuera avant l’âge légal de départ à la retraite.
    La prescription au profit de la Caisse des droits non réclamés fait également son entrée. Les affiliés et les conjoints survivants disposeront d’un délai de 5 ans à partir respectivement de l’âge de la retraite ou du décès pour réclamer leur droit. Cette mesure s’explique par le besoin de la Caisse d’apurer son passif en particulier vis-à-vis des personnes qui ont cotisé pendant de courtes périodes sans jamais liquider leurs droits.

     

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