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    Economie

    Souss Massa/Agriculture: 2.000 hectares de courgettes menacés

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4911 Le 05/12/2016 | Partager
    La production attaquée par le virus appelé communément New Delhi
    Concombre, melon, cornichons… les autres cucurbitacées sous le même risque
    Les exploitants touchés passent à l’incinération
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    La production de l’actuelle campagne agricole de courgettes est attaquée par le virus New Delhi. Un coup dur pour les exploitants qui sont obligés de tout brûler en cas d’attaque. Sur courgettes, le virus se manifeste de la façon suivante: les plants sont rabougris, chlorotiques. Les feuilles sont déformé́es, enroulées et présentent des mosaïques plus ou moins marquées (Ph. O.M)

    La production des courgettes de plein champ dans la Région Souss Massa est en train de partir en fumée. Elle vient d’être attaquée par le ToLCNDV aussi appelé virus New Delhi. Et le seul moyen de l’éradiquer est d’arracher les plants infestés et de les incinérer. Une décision que les professionnels n’ont pas hésité à prendre et qu’ils pourraient même étendre aux autres cucurbitacées de la même famille comme le concombre, les cornichons ou encore les melons.
    En nombre de graines semées, ce sont près de 2.000 hectares qui ploient sous le risque dans la Région Souss Massa (à savoir un hectare peut être replanté 2 à 3 fois durant la campagne agricole). «Sachant que chaque hectare produit 40 tonnes environ de courgettes, ce sont des milliers de tonnes qui seraient ainsi incinérés au fur et à mesure de la découverte du virus», nous confirment plusieurs producteurs exportateurs.
    Il faut préciser que la courgette aujourd’hui attaquée par le ToLCNDV est destinée principalement à l’export, en raison de la cherté de son coût de production. Et ce n’est que grâce à l’export que le marché local peut être alimenté. «Cette année, beaucoup d’agriculteurs qui ont l’habitude de travailler sur le plein champ se sont abstenus à cause du virus. Les producteurs sont dans l’expectative face à cet autre problème qu’ils doivent gérer et qui coïncide avec la nouvelle campagne agricole nationale. Qui a d’ailleurs démarré cette année un peu plus tôt à cause de la chaleur», explique Omar Mounir, vice-président et porte-parole de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel). Un climat chaud qui a aussi sévi en Europe permettant de prolonger les productions européennes et par conséquent faire chuter les prix à l’export.
    Par ailleurs, le secteur des fruits et légumes se heurte à d’autres contraintes notamment sociales qu’il traîne depuis des années, en attendant une issue salutaire. «Le Gouvernement devrait d’abord trouver des solutions aux problèmes déjà soulevés par la profession avant de commencer à parler de l’alignement du Smig et du Smag!», martèle Omar Mounir. «Notre secteur a déjà du mal à  supporter les charges actuelles», a-t-il ajouté.
    La fiscalisation agricole est un autre dossier sur lequel bute la profession. Etant donné que seuls les petits et moyens agriculteurs continueront à bénéficier de l’exonération fiscale, beaucoup d’exploitations familiales sont en train de réfléchir à morceler leurs biens afin de contourner le paiement de l’impôt. Or, plus une entreprise est petite, moins elle est viable puisque les charges augmentent et les bénéfices diminuent. Cette situation va à l’encontre du Plan Maroc vert (PMV) qui encourage les regroupements afin d’augmenter la production, nous explique-t-on. La profession attend toujours des propositions concrètes de la part des ministères concernés. Pour le moment, les sollicitations des professionnels sont restées vaines (Cf. notre édition du 16/6/2016). Sur le volet hydrique et suite à l’amenuisement de la réserve de la nappe phréatique et de l’irrégularité des pluies, l’espoir est aujourd’hui porté sur la future station de dessalement à Chtouka Ait Baha. Et qui compensera le déficit de la nappe avec près de 60 millions de m3 fournis chaque année pour l’irrigation.
    Pour rappel, la tenue du Salon international des fruits et légumes (Sifel) qui s’est clôturé dimanche dernier à Agadir, était à l’image du marasme que vivent les professionnels qui ne se sont pas bousculé pour y participer.

    Mode de gestion...

    Sur la courgette, le virus se propage très rapidement  (5% par mois) et particulièrement dans les zones où le vecteur est présent, indique une note de la Fifel. Comme pour tous les virus des plantes, il n’existe pas de moyen connu pour guérir une plante infectée. Les mesures sont donc limitées. La  gestion est  basée sur la prophylaxie (stérilisation) et en particulier l’utilisation de matériel sain certifié, l’élimination des plantes malades et le contrôle des populations d’aleurodes (mouches blanches qui s'attaquent à des centaines d'espèces végétales cultivées comme par exemple la tomate).

     

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