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Dossier Spécial

Les cimenteries tournent encore en sous-régime

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4903 Le 23/11/2016 | Partager
La consommation ne dépasse pas 15 millions de tonnes pour une capacité de production d’environ 21 millions
La crise prolongée de l’immobilier impacte la vente du ciment
Ralenti des programmes des logements sociaux, retard dans le lancement du moyen standing…
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Cette mésaventure qui frappe le marché du ciment est principalement due à la baisse de la demande impactée par une longue crise de l’immobilier considéré comme le plus grand consommateur de cette matière (Ph. Jarfi)

Le secteur du ciment n’arrive toujours pas à retrouver les performances réalisées au début de cette décennie. Une tendance qui se confirme à travers les ventes de cette année dont l'orientation suit les performances de 2015, selon une source de l’APC (Association professionnelle des cimentiers).
Pourtant, début 2016, une embellie du secteur semblait se profiler au premier trimestre avec une augmentation des ventes de près de 6% en comparaison avec la même période de l’année précédente. Cependant, l’évolution au cours de l'année n'a pas suivi le même rythme, confirmant qu'il s'agissait d'une reprise éphémère. Ainsi, l’accroissement enregistré durant les trois premiers mois de 2016 a été atténué par une baisse de 2,2% au titre du deuxième trimestre de la même année avec une forte chute de 10,8% au cours du mois de juin, qui coïncidait avec le mois de Ramadan. Selon les données du ministère de l’Habitat, le volume des ventes de ciment écoulé au mois de septembre dernier a chuté de près 19% par rapport à celui enregistré en 2015. Le volume cumulé des ventes  à fin septembre 2016 avoisine 10,5 millions de tonnes avec une évolution presque nulle par rapport à la même période de l’année précédente.
La consommation totale enregistrée en 2015 s’élève à 14,25 millions de tonnes, alors que la capacité de production des 12 usines opérationnelles au niveau du pays dépasse 20 millions de tonnes, ce qui constitue une sous-exploitation de nos cimenteries, rappelle notre source de l’APC. Cette mésaventure qui frappe le marché du ciment est principalement due à la baisse de la demande impactée par une longue crise de l’immobilier considéré comme le plus grand consommateur de cette

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Après des années de performance, le marché du ciment va plonger, à partir de 2012, dans une stagnation dont les perspectives de son prolongement restent affichées à cause de la crise qui frappe l’immobilier, grand consommateur de ce produit

matière. «Dans certaines zones de la région de Casablanca, cette année, on a enregistré une baisse de plus de 30%», indique un agent commercial d’un grand groupe immobilier. Une baisse qui touche même les projets des logements sociaux, précise-t-il, ce qui a poussé plusieurs promoteurs à ralentir leur activité en attendant la liquidation de leur stock. En dépit de cette crise, les projets bien étudiés avec une construction de qualité trouvent un franc succès au niveau de leur commercialisation, tient toutefois à souligner notre agent commercial. Selon ce dernier, les MRE restent les acquéreurs potentiels des programmes de logements réalisés par son groupe avec plus de 40% de son chiffre d’affaires. Mais cette catégorie continue à affronter une série de problèmes d’ordre administratif (procuration, retard dans l’enregistrement des titres…). Toujours dans le même registre, on signale le retard dans le lancement du programme du logement moyen standing destiné particulièrement à la classe moyenne. La crise du secteur du bâtiment a été également aggravée par les problèmes d’endettement et de financement qui ont secoué certains  groupes immobiliers. L'impact provient également des problèmes dans l'exécution des programmes de construction des villes nouvelles, notamment Tamesna et Tamansourt. Il y a aussi le ralentissement de la croissance économique durant ces dernières années marqué par des saisons de sécheresse qui ont impacté négativement le pouvoir d’achat. A ce titre, le responsable de l’APC rappelle la forte baisse qui a touché l’auto-construction de logement qui absorbe plus de 40% du ciment écoulé sur le marché.
Le manque d’engagement des banques dans le financement des logements sociaux pose également problème, selon un responsable de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. Pour pallier cette morosité qui frappe le secteur du bâtiment, l’espoir reste affiché sur la relance de la demande publique dans le cadre de la loi de finances 2017. Et ce, pour permettre la poursuite des grands projets structurants et le lancement d’autres chantiers, notamment dans les domaines des autoroutes, des ports, des chemins de fer et des aéroports sans oublier les programmes de mise à niveau urbaine des grandes agglomérations du pays.

Développement durable

Cette stagnation qui frappe le secteur cimentier ne devrait  pas empêcher les industriels de s’engager dans des actions  permettant d’inscrire leur activité dans le développement durable et également une optimisation de leur facteur énergétique. C’est le cas notamment du projet de développement  d’une filière complète de valorisation énergétique des déchets ménagers.
Dans ce cadre, le groupe LafargeHolcim prévoit la construction  d’une plateforme de préparation de combustibles alternatifs à partir des refus du centre de tri des déchets de la décharge d’Oum Azza.

 

 

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