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    La hausse des salaires stagne à 4%

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
    Mais elle reste difficile à supporter par les entreprises, surtout celle des dirigeants
    Industrie pharmaceutique et grande consommation, les meilleurs payeurs
    Le Maroc, bientôt importateur de compétences?
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    La part fixe du salaire a légèrement baissé entre 2011 et 2016, tandis que celle des avantages s’est appréciée. Pour les avantages en nature, le téléphone portable et la voiture de fonction sont de loin les plus utilisés par les entreprises. Au niveau des avantages sociaux, la mutuelle et la retraite privées (respectivement 91% et 87% des entreprises) restent les plus courantes, suivies de l’assurance vie (51%)

    Cette année encore, les entreprises ont augmenté leurs salariés avec une médiane de 4%. Soit au même titre que 2014 et 2015, selon la 20e enquête de rémunération Diorh-Mercer (127 entreprises et plus de 25.000 participants). Pour 2017, l’on prévoit une bonification de 4,5%. Cette progression, supérieure à celle de l’inflation (1,7%) et au taux de croissance prévu (1,5%), reste difficilement supportable par les entreprises, notamment celle de la catégorie des dirigeants (+11,2% pour les directeurs de fabrication et +8,9% pour les DG, à titre d’exemple). Face à la rareté des talents, les sociétés sont obligées de concéder de fortes hausses sur les rémunérations, en vue d’attirer les meilleurs. Les salaires atteignent ainsi, dans certains cas, le même niveau que ce qui est pratiqué en Europe du Sud. «D’un côté, nous souffrons d’une pénurie de compétences, et de l’autre, nous enregistrons des taux de croissance bas. Les entreprises se trouvent dans une situation difficile. Les choses ne pourraient se stabiliser que si nous réalisons une croissance supérieure à 5%», explique Essaïd Bellal, DG de Diorh. «En termes de rémunération des cadres, nous restons chers par rapport aux pays avec lesquels nous sommes en compétition. Cela posera, à terme, un problème d’attractivité des investissements étrangers. Une solution se profile, celle d’importation de cadres moins chers, ou avec le même salaire, mais avec des compétences meilleures», analyse le patron du cabinet de conseil RH. Les cadres espagnols, français ou encore subsahariens sont, d’ailleurs, de plus en plus nombreux à convoiter le Maroc. «L’entreprise ne peut plus se passer d’un rôle qui devient stratégique, celui de la formation. C’est la seule solution pour rester compétitive sur le long terme», estime Bellal.
    En matière de structure du salaire, la part fixe (salaire de base, primes et indemnités fixes) demeure le principal levier utilisé par les entreprises avec, toutefois, une légère baisse au profit des avantages sociaux et en nature (voir illustration).
    En termes de salaire de base, sur la période 2014-2016, les managers ont été les mieux servis, avec une moyenne de +7% contre +4% pour les directeurs et les cadres, +2% pour les superviseurs et +1% pour les non-cadres. Les directeurs et les managers ont également profité d’une importante évolution du bonus cible (respectivement +13% et +8%) Pour toutes les catégories, les secteurs de l’industrie pharmaceutique et de la grande consommation sont ceux qui paient le plus. Les fonctions les mieux servies sont les RH et les finances.

     

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