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    Politique

    Gouvernement: Un 2e mandat pour Benkirane

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
    Il a été nommé par le Souverain, hier au Palais royal de Casablanca
    Réunion de l’état-major du PJD pour définir la stratégie des alliances

    Fin du suspense concernant le nom du prochain chef du gouvernement. Le Souverain a reçu Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, hier au Palais royal à Casablanca. Il a été reconduit à la tête de l’exécutif pour un deuxième mandat, en conformité avec l’article 47 de la Constitution, qui stipule que «le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections».  
    Après l’euphorie des résultats, place au réalisme des négociations pour former la majorité. En dépit de son score, le PJD n’aura pas la tâche facile. Surtout avec l’affaiblissement de ses alliés dans le gouvernement sortant, qui ont perdu plusieurs sièges, et dont les patrons se sont retrouvés dans l’œil du cyclone. Quelques heures seulement après l’audience royale, Abdelilah Benkirane devait tenir une réunion avec son état-major à Rabat. Au menu, l’examen des résultats du dernier scrutin, et surtout tracer la stratégie des alliances pour former la majorité. Après le feu vert du secrétariat général, le chef du gouvernement devra rencontrer les secrétaires généraux des autres formations. Si le PAM a été clair dès l’annonce des résultats, les autres partis n’ont pas encore tranché. Chez l’Istiqlal et le RNI, les options les plus prometteuses pour constituer une majorité confortable, c’est silence radio. Les responsables des deux formations refusent de se prononcer sur la question des alliances avant «d’examiner dans les détails les performances de leurs partis». Surtout que face à l’exploit spectaculaire du PAM, qui a plus que doublé son effectif au sein de la Chambre des représentants, ces partis, de même que le PPS et l’USFP, ont subi un cinglant revers. Loin de constituer une surprise ou un effet de conjoncture, cette débâcle est le résultat du vieillissement des élites et des projets de société défendus par ces formations. Cette montée en puissance du PAM et la débandade des partis de la Koutla se sont traduites par une véritable reconfiguration des rapports de force au sein de la première Chambre, dont la session d’automne sera ouverte par le Souverain ce vendredi. Le nombre des partis représentés au Parlement est passé de 18 en 2011 à 12 actuellement. Il faut dire que le rabaissement du seuil électoral de 6 à 3%, censé favoriser l’entrée des petits partis au Parlement, n’a pas joué. Ce qui devra limiter davantage la balkanisation du champ politique et donner une meilleure visibilité aux électeurs. La multiplication de formations est considérée comme l’une des raisons du désintérêt des citoyens vis-à-vis de l’action politique.
    Aujourd’hui, seules quelques formations pourront peser dans les débats. Avec respectivement 125 et 102 sièges, le PJD et le PAM sont les véritables puissances au sein de l’hémicycle. Le groupe parlementaire du PAM, dont la direction a exclu toute alliance avec le PJD, devra incarner une véritable opposition, forte, qui pourra dépasser les problématiques liées à ce que cette formation considérait comme «une hégémonie numérique du parti qui dirigeait la majorité sortante». Désormais, en plus du PAM et du PJD, seuls 4 partis pourront constituer un groupe parlementaire. Le règlement intérieur de la Chambre des représentants impose un minimum de 20 députés pour sa mise en place. Résultat, des formations comme l’UC, avec seulement 19 députés, ne pourraient prétendre à créer un groupe parlementaire. Elles pourront toutefois attirer les 3 députés du MDS pour compléter le nombre nécessaire. Sauf si ces derniers, plus proches du MP, ne décident de rejoindre son groupe. Le PPS, qui avait suivi la même configuration en 2011, se retrouve cette fois dans une situation plus compliquée. Avec seulement 12 députés, le parti de Benabdallah est loin du compte. L’entrée des 2 députés de la FGD et même celui du Parti de la gauche verte, les plus proches idéologiquement, ne pourrait pas régler le problème. Les élus du PPS se retrouveront avec un simple groupement parlementaire, dont la constitution ne nécessite qu’un minimum de quatre députés.

    6 groupes parlementaires en 2016 contre 8 en 2011:

    PJD: 125 sièges

    PAM: 102 sièges

    PI: 46 sièges

    RNI: 37 sièges

    MP: 27 sièges

    USFP: 20 sièges

     

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