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    Politique

    RNI: Démission refusée de Mezouar

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
    Le bureau politique reste ouvert
    Les dirigeants des autres partis vont-ils suivre l’exemple?
    Présidence de la COP22, négociations pour la formation du gouvernement…

    Un chef de parti qui jette l’éponge au lendemain de la proclamation des résultats des élections. La séquence est courante dans les pays où la tradition démocratique est ancrée. Au Maroc, l’annonce de la démission de Salaheddine Mezouar de la présidence du RNI dimanche soir à l’occasion de la tenue du bureau politique est une première. D’ailleurs, les membres de cette instance, pris de court par cette nouvelle, n’ont pas accepté ce départ précipité. Ils ont donc refusé la démission et la proposition de Mezouar de constituer une commission de 3 personnes pour gérer le parti. Donc, le bureau politique reste ouvert et le président se maintient à sa place. Des membres de cette instance saluent le courage politique de déposer son tablier après les résultats obtenus par son parti jugés catastrophiques. Il est vrai que le RNI a reculé de 15 sièges par rapport aux élections de 2011. En fait, lors de cette réunion, les membres du bureau politique n’ont pas procédé à l’évaluation globale des élections. Ils attendent de recevoir les rapports qui remontent des différentes régions avant de se prononcer.
    Certes, les résultats et les critiques formulées, ici et là, à son encontre, ont joué dans sa décision. Il faut reconnaître que l’homme semble fatigué, surmené. A la tête de la diplomatie marocaine, il a ces derniers temps géré des dossiers très complexes, qui engagent l’avenir du pays. Cette fonction de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération depuis octobre 2013, souvent dans les avions, l’a éloigné de fait de la présidence et de la vie du parti. En plus, le timing n’arrange pas ses affaires, avec deux tâches difficilement conciliables. De la présidence de la COP22 (Marrakech du 7 au 18 novembre) à la conduite des négociations avec le prochain chef du gouvernement que SM le Roi aura nommé, sa marge de manœuvre est réduite.
    En tout cas, la présentation de la démission inaugure une nouvelle culture. Va-t-elle se développer pour s’inscrire dans une approche de responsabilité des dirigeants politiques? Répondre par l’affirmatif est chose risquée. Car, il est difficile de prévoir comment réagiront les patrons des autres partis qui ont essuyé des revers comme l’Istiqlal, l’USFP, le PPS et le MP? La plupart d’entre eux vont regarder ailleurs et trouver des prétextes pour faire oublier les pertes subies. D’ailleurs, à la veille des élections communales et régionales de 2015, Hamid Chabat avait annoncé qu’il déposerait sa démission si l’Istiqlal n’arrivait pas en tête. Son parti s’était classé 3e et lui même a perdu la mairie de Fès sans qu’il prenne la peine de mettre en œuvre sa promesse.

    Les candidats à la succession

    Comme le bureau politique a refusé la démission, Mezouar demeure le président du RNI. Mais une source proche du dossier affirme qu’ «il reviendra à la charge pour tourner la page de la présidence du parti. C’est une affaire de jours ou de semaines», d’autant que son initiative vient deux mois avant la date du prochain congrès du RNI, prévu en décembre prochain. Déjà la question de la relève est posée. Pour l’heure, les prétendants  affûtent leurs armes et attendent le moindre signal pour rendre publique leur candidature à la succession du président. L’un d’entre eux pourrait exploiter cette opportunité pour tenter de récupérer la présidence du parti. Mustapha Mansouri, qui a été débarqué en 2009 par un mouvement de rénovateurs conduits par Salaheddine Mezouar, est toujours sur les radars. Il vient d’ailleurs de remporter son siège de député dans la région de Nador.

     

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