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    Législatives 2016

    Plus de femmes, moins de contestations

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager

    ■ Candidatures féminines: Le PAM en tête
    Si le PJD a pu devancer le PAM de quelques sièges au niveau des résultats globaux, le parti du tracteur a fait mieux en termes de femmes élues. Selon les résultats provisoires, 5 candidates pamistes ont été élues au niveau des circonscriptions locales. C’est le cas notamment de certaines valeurs sûres, comme Fatima Zahra Mansouri à Marrakech ou Asmae Chaâbi à Essaouira. D’autres femmes ont également assuré leur élection à Marrakech (Jamila Afif), à Ouezzane (Ouiam El Mharchi)… Notons également que l’une des plus jeunes élues, Amal Boukir, a remporté haut la main un siège dans la circonscription très disputée de Larache, face à des profils comme Mohamed El Hamdaoui, ex-patron du MUR.

    ■ Le tagine plus fort que les réseaux sociaux
    Donnés favoris, plusieurs candidats n’ont pas réussi à surmonter l’épreuve des urnes. Chez l’Istiqlal, deux grandes figures, disposant d’une grande popularité dans leurs circonscriptions, ont été déboutés. Yasmina Baddou a été incapable de préserver son siège à Casa-Anfa, face à des profils comme Said Naciri du PAM et Abdessamad Haikar du PJD. La surprise a été créée par le candidat FGD Mustapha Chennaoui. Karim Ghellab n’est pas arrivé non plus à se faire réélire dans sa circonscription traditionnelle de Sbata. La nouvelle recrue du parti de Hamid Chabat, le salafiste Abdelouahab Rafiki (alias Abou Hafs), n’a pas fait mieux. La liste de Chabat n’ayant remporté qu’un seul siège à Fès. Mehdi Mezouari, l’un des profils les plus prometteurs de l’USFP, a essuyé un échec à Mohammedia, face à Tahar Bimezagh du PAM et Saad Dine El Otmani, président du conseil national du PJD. Abdelali Doumou, ex-député USFP, a perdu son siège à El Kelaâ des Sraghna, dans laquelle il a conduit la liste du PPS. Le parti de Benkirane a également accusé une défaite à El Hoceima, fief d’Ilyas El Omari. Le médecin Najib El Ouazzani, patron du parti Al Ahd, qui s’est présenté sous les couleurs du PJD, a échoué à se faire élire dans cette circonscription. Cinglant revers pour Nabila Mounib aussi. Celle qui a été considérée comme la coqueluche de la jeunesse et des réseaux sociaux, dont la candidature a été présentée comme une «troisième voie», semble loin de séduire les électeurs. Elle n’a pas réussi à garantir un siège parlementaire, en dépit de sa candidature tête de la liste nationale de la FGD. Vraisemblablement, la mobilisation des opinions ne se traduit pas nécessairement par une mobilisation électorale.

    Le rapport des observateurs

    Si certains dirigeants de partis comme le PJD et le PPS sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des «irrégularités ayant entaché le scrutin du 7 octobre», les rapports des observateurs nationaux et étrangers n’ont pas mentionné de grands dysfonctionnements. Le CNDH a considéré dans son rapport d’observation que «l’absence de contestation majeure de la part des acteurs politiques, combinée aux conclusions des différentes observations neutres, confirme le caractère libre et intègre du scrutin». Les observateurs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ont estimé que «les autorités ont organisé le scrutin avec intégrité et transparence». Quid des critiques de certains partis, ayant pointé des «pratiques malsaines»? Le Conseil présidé par Driss El Yazami a pointé une intervention des autorités dans l’opération électorale à hauteur de 3%. Mais ce constat est à prendre avec précaution, dans la mesure où les conclusions des observateurs sur ce point sont basées sur des faits rapportés et non directement examinés. Pareil pour l’utilisation de l’argent pour orienter le vote des électeurs. 37 cas ont été recensés par les observateurs, tout en précisant qu’il s’agit de faits rapportés, difficilement vérifiables.

     

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