×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Handicap et employabilité
    La précarité, une double peine

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    Pas de programme de protection de revenu de base
    66,7% ne disposent d’aucun revenu individuel
    La tutelle de la famille reste le seul recours... jusqu’à quand?
    handicap_et_mobilite_2_064.jpg

    L’enquête de Handicap International et du Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc montre que la plupart des Marocains souffrant d’un handicap font face à des besoins économiques très significatifs. En effet, la plus grande partie des personnes interviewées (66,7%) n’a aucun revenu individuel

    Malgré des mesures intéressantes pour promouvoir la protection sociale des groupes les plus démunis, les tendances d’exclusion ne s’inversent pas. Il y a bien le Fonds d’appui à la cohésion sociale, créé en vertu de la loi de Finances 2011, qui depuis 2015 bénéficie aux personnes à besoins spécifiques, mais il s’agit là d’un soutien résidentiel, éducatif ou médico-social. Le pays ne dispose donc pas d’un programme de protection de revenu de base non contributive sous forme de transferts monétaires pour soutenir les besoins basiques de tous les citoyens en situation de forte vulnérabilité économique et sociale, en particulier des personnes handicapées en situation de précarité économique. Résultat, elles sont contraintes de se maintenir sous la tutelle de la famille ou de bienfaiteurs.
    Une enquête a été menée entre notamment Handicap International et le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc afin d’initier des politiques publiques inclusives. Ce projet DECIDE (Disability, Empowerment, partCIpation, DialoguE) montre que seulement 8,6% des personnes interviewées ont une situation d’emploi stable, une grande partie (66,7%) ne dispose d’aucun revenu individuel, et moins d’un quart (23%) est couvert par un sous-système d’assurance sociale. Clairement, l’insécurité économique colle à la peau des personnes handicapées et de leurs familles au Maroc. Cette vulnérabilité est encore plus préoccupante pour celles qui habitent en contexte périurbain et rural, puisqu’elles font face à des niveaux de couverture d’assurance sociale encore plus faibles (13,3% des personnes interviewées sont couvertes par un système de sécurité sociale en contexte urbain contre 8,3% en contexte périurbain et seulement 1,7% en contexte rural).
    Face à de telles situations, seul un système efficace de protection sociale permettant d’assurer des seuils minimums de sécurité économique, ainsi que l’accès aux services de soutien de base, permettra de réduire les inégalités et promouvoir l’inclusion sociale des personnes handicapées.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc