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    Handicap et employabilité
    Prendre sa vie en main et réussir!

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    Si les entraves viennent de l’extérieur
    Se marginaliser est parfois un réflexe personnel
    Exemples de ceux qui osent...
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    En 10 ans, l’association Al Kawtar à Marrakech permet aux femmes handicapées, membres à part entière et collectivement responsables des intérêts de la coopérative, de subvenir à leurs besoins en commercialisant leurs créations faites uniquement de matières naturelles (Ph. Al Kawtar)

    Optimisme et volonté. A Jad Benhamdane, tout réussit. Atteint depuis l’enfance de la myopathie de Becker, il fait figure d’exemple. Cette tribune vient pallier le  manque de visibilité de ceux qui travaillent et ont choisi d’enfoncer les portes closes ou si peu ouvertes. Auteur de «Ma vie en marche», il explique avoir «voulu montrer à travers ce récit que la différence n’empêche pas le bien-être personnel et l’épanouissement professionnel!». Généreux en plus puisque l’intégralité de ses droits d’auteur finance la scolarisation d’enfants malades ou dans le besoin. A force de volonté et d’humour, il a su mener à bien ses études et sa carrière, tout en se lançant dans l’écriture. Une leçon. Pourtant, au départ, sa famille est touchée par le handicap de 2

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    Jad Benhamdane, atteint depuis l’enfance de la myopathie de Becker, ne veut rien s’interdire. Scolarité et carrière brillantes, il s’est même offert le plaisir de raconter le récit de sa vie dans «Ma vie en marche». Pour montrer que «la différence
    n’empêche pas le bien-être personnel et l’épanouissement professionnel» (Ph. J.B.)

    de ses 3 enfants. Jad avait un frère atteint du même mal, aujourd’hui disparu. Ses parents n’en ont pas pour autant perdu leur incroyable foi en l’avenir et ce sens de la dérision bien ancré à la maison. Malgré le rejet de certains établissements scolaires ou celui de parents d’élèves, qui voyaient le handicap comme une maladie contagieuse. Alors dédramatiser a été le mot d’ordre. C’est à l’école française qu’il acquiert la liberté de parole et de choix, et aussi une solide confiance en ses capacités. Pour lui, il ne faut «pas rester sur l’écume des préjugés, ne pas s’interdire de toujours viser plus haut, mais s’orienter vers des disciplines qualifiantes en adéquation avec les besoins du marché et, surtout compter sur la qualité de son profil.

    Être déterminé et ne pas se voir comme une victime, car c’est en se victimisant, en se lamentant et en se résignant que l’on se met à l’écart. Les situations diffèrent bien entendu d’un cas à l’autre, mais nous avons tous en nous des intelligences, des étincelles de vie et, à mon sens, le handicap le plus grave est celui dont on ne veut pas s’affranchir». Lui, qui s’est fait une place au soleil dans le monde de la banque depuis plus de 15 ans, est «persuadé que recruter une personne handicapée est un atout. Nous sommes plus productifs car nous avons toujours besoin de prouver la validité de nos compétences. Je pense aussi humblement qu’on dégage de l’humour et un certain volontarisme qui déteint positivement sur le reste de l’équipe. La diversité n’est-elle pas une richesse en somme?». Bien sûr, il a connu les rêves qui se sont arrêtés au seuil d’infrastructures inadaptées ou d’idées reçues, «mais c’était sans compter sur les différents univers qui m’ont par la suite tendu la main. Mes professeurs, directeurs, supérieurs hiérarchiques, camarades et collègues se sont constamment souciés de mon accessibilité, de mon intégration et de mes conditions de travail. Avec autant de bienveillance en offrande, et muni d’une volonté ferme, tout me paraissait du coup transcendable».

    Histoire de femmes

    En 10 ans, l’association Al Kawtar à Marrakech permet aux femmes handicapées, membres à part entière et collectivement responsables des intérêts de la coopérative, de subvenir à leurs besoins. A l’origine, le centre offre des soins de jour, allant des repas à la rééducation, en passant par la formation à la broderie pour les jeunes filles et les femmes handicapées qui n’ont pas de métier en main. Depuis 2012, Al Kawtar a lancé sa propre boutique et commercialise leurs productions faites uniquement de matières naturelles. Et ça marche. Les bénéfices sont partagés à égalité entre les membres de la coopérative. L’objectif de leur indépendance est largement atteint.

     

     

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