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    International

    Assemblée générale de l'ONU
    La grand-messe diplomatique s’ouvre aujourd’hui

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Lutte contre le terrorisme, croissance, climat, Brexit…
    Un message royal attendu devant l’assemblée
    Le Maroc fortement représenté à New York

    Avant l’ouverture de la 71e assemblée générale de l’ONU, ce mardi 20 septembre, les dirigeants ont tenu, hier, un sommet sur la crise des migrants et des réfugiés. Il débouchera sur l’adoption de la Déclaration de New York. L’enjeu est de taille. Le nombre de migrants dans le monde a augmenté pour atteindre quelque 244 millions en 2015. Plus de 65 millions de personnes sont déplacées de force, dont la moitié sont des enfants. «Les solutions de réinstallation offertes aux déplacés sont elles aussi bien trop limitées», indique Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies dans un éditorial adressé à L’Economiste intitulé «Ensemble, agissons pour les réfugiés et les migrants». En fin de mandat, il appelle à «reconnaitre l’apport positif des refugiés et migrants à la fois aux pays d’accueil ainsi qu’à leur pays d’origine». En 2015, ce sont près d’un million de personnes qui étaient en attente de réinstallation. Seules un peu plus de 100.000 ont vu leur demande satisfaite.
    Le dossier migratoire devrait dominer aussi les discussions en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Les mesures de sécurité ont été renforcées et le FBI continue d'enquêter sur trois attaques survenues le week-end dernier sur le territoire américain.
    Lutte contre le terrorisme, croissance, climat, Brexit… les sujets à débattre ne manquent pas. Le Maroc sera fortement représenté à New York. Un message du Roi Mohammed VI est prévue à cette occasion. Le Royaume s’est doté d’une politique en matière d’accueil et de services dispensés aux migrants, avec l’ouverture à l’école et aux soins. L’opération de régularisation exceptionnelle des migrants en situation irrégulière au Maroc s’est soldée par l’octroi de cartes de séjour à plus de 23.000 personnes (cf. notre édition N° 4855 du 14/09/2016).
    Le président américain Barack Obama s'adressera aussi pour la dernière fois à l'Assemblée générale des Nations unies. Il abordera la lutte contre le terrorisme et présidera une conférence de donateurs pour mobiliser de l'aide en faveur de 21 millions de réfugiés, dont beaucoup ont fui la guerre en Syrie.
    D'autres débuteront dans cet exercice comme les Premiers ministres britannique et canadien Theresa May et Justin Trudeau. La première responsable s'efforcera mardi de convaincre ses partenaires que Londres reste un acteur international majeur malgré le Brexit. Le second entend confirmer le retour du Canada sur la scène internationale et au sein des Nations unies, à qui il a promis de fournir des centaines de Casques bleus. Le Brésil sera représenté par Michel Temer, le président brésilien vient tout juste de succéder à Dilma Rousseff, destituée. La chancelière allemande Angela Merkel sera absente de New York. Sa politique d'ouverture aux réfugiés se retrouve plus que jamais dans le collimateur après un deuxième revers électoral consécutif subi dimanche dernier par son parti lors d'un scrutin local à Berlin. Marqué d’ailleurs par l'ancrage de la droite populiste dans le paysage politique.
    Après la cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, François Hollande s’envolera pour New York. Il y recevra le prix de l'«Homme d’Etat de l’année» de la part de la fondation interconfessionnelle américaine Appeal of conscience.
    La situation au Proche-Orient sera aussi examinée. L'économie du Moyen-Orient est ravagée par les conflits et la crise des réfugiés, a estimé la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Dans la région, plus de 20 millions de personnes sont déplacées et 10 millions supplémentaires sont devenues des réfugiés.
    Fera le déplacement aussi à New York, Recep Tayyip Erdogan, le président turc. Il a survécu à un coup d'Etat mais est critiqué pour la répression qui a suivi. Pour sa part, Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne s'exprimera jeudi juste avant Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien. Il devrait dénoncer la colonisation israélienne comme le principal obstacle à la paix. Aussi,
    Hassan Rohani, le président iranien est attendu sur les conflits en Syrie et au Yémen et sur les relations très tendues de son pays avec l'Arabie saoudite.
    Sur le dossier du climat, Ban Ki-moon a prévu mercredi une réunion pour tenter d'accélérer la ratification de l'accord de Paris sur le climat. Il espère que cet accord pourra entrer en vigueur d'ici la fin de l'année. Mais pour cela, après la ratification par les Etats-Unis et la Chine, principaux pollueurs de la planète, il faut encore que 28 autres pays, émettant au moins 16% des gaz à effet de serre responsables du réchauffement, fassent de même.

    La crise des réfugiés bat des records

    Avec plus d’un million et demi de nouveaux demandeurs d’asile entrés dans les pays de l’OCDE en 2015, pour la plupart en Europe, la crise des réfugiés a marqué un record, indique les Perspectives des migrations internationales 2016 de l’OCDE. C’est  l’Allemagne qui a comptabilisé le plus grand nombre de ces entrées, avec 440.000 demandes d’asile officielles, auxquelles s’ajoutent encore plus d’un million de demandeurs préenregistrés. En termes relatifs cependant, la première place revient à la Suède, qui a accueilli l’équivalent de 1,6% de sa population. En Turquie, le nombre de Syriens bénéficiant d’une protection temporaire a atteint 2,7 millions. Au cours de la première moitié de 2016, quelque 750.000 nouvelles demandes d’asile officielles ont été enregistrées dans les pays de l’OCDE, dont plus de la moitié en Allemagne. A noter que les déplacements forcés concernent avant tout le monde en développement, puisque c’est là que se concentrent 89% des réfugiés et 99% des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, selon une autre étude réalisée en collaboration avec la Banque mondiale et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

     

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