×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Commerce extérieur
    Les commissionnaires s’attaquent à la formation

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Une académie créée par l’Association des freight forwarders
    Objectif: accélérer la mise à niveau de la profession

    L’Académie de formation des commissionnaires du commerce extérieur accueillera dès cette rentrée ses premiers stagiaires. Fruit d’un partenariat entre l’Association des freight forwarders du Maroc et la Fondation FIATA (Fédération internationale regroupant 34.000 associations de commissionnaires dans 80 pays), la structure dispensera un programme de formation en 325 heures.
    Les modules portent notamment sur le commerce international, les incoterms, les différents modes de transport, la négociation, les règles de l’OMC, les conventions internationales en matière de transport… «Etant donné qu’il s’agit du programme FIATA, la formation sera dispensée essentiellement en anglais, sauf pour les modules relatifs à la réglementation nationale», signale Rachid Tahri, président de l’Association des freight forwarders du Maroc. La Fédération internationale des commissionnaires (FIATA) a dépêché un groupe de formateurs pour former une vingtaine de formateurs locaux. La Fondation FIATA a déjà accompagné plusieurs projets de ce type dans différents pays, mais ne finance pas les structures de formation. Le capital de l’Académie au Maroc étant détenu à 100% par l’AFFM. La formation est ouverte aux bacheliers, à condition de maîtriser l’anglais. Les stagiaires auront le choix soit de viser le diplôme FIATA reconnu sur le plan mondial par les professionnels du commerce international, soit de se limiter à quelques modules pour améliorer leurs compétences et obtenir un certificat.
    Dans un premier temps, l’Académie pourra accueillir une vingtaine de stagiaires à plein temps, sans compter les bénéficiaires de la formation continue. Jusque-là, la majorité des professionnels ont été formés sur le tas. Mais le principe n’est pas d’accueillir massivement des étudiants. «L’Académie a d’abord pour objectif de répondre aux besoins des professionnels qui peinent à trouver des profils spécialisés dans le commerce extérieur», précise Tahri.
    Le commissionnement de transport est l’une des professions réglementées par la loi 16-99 sur les métiers du transport. Sauf que le texte limite l’activité au transport routier de marchandises. Une définition trop restrictive, contrairement à l’équivalent en anglais qui est le freight forwarding et qui parle plutôt d’opérateur de transport multimodal intervenant à l’international. Les arrêtés du décret de 2013 traitant de la profession n’ayant toujours pas été publiés, la profession propose que l’intitulé soit «organisateur de la logistique à l’international».
    Sur les 365 freight forwarders actuellement inscrits auprès du ministère de l’Equipement, 320 sont enregistrés auprès de l’Office des changes. Ce qui signifie que près de 90% des professionnels opèrent à l’international. Un commissionnaire prend en charge une transaction internationale depuis la prospection jusqu’au recouvrement en passant par le transport de la marchandise, les formalités douanières…
    L’accès à la profession est ouvert à tout professionnel titulaire d’un diplôme de type bac+4, possédant une expérience probante, disposant d’une assise financière solide et d’un casier judiciaire vierge.

    Bientôt un label

    Après avoir été reconnue comme un maillon incontournable dans la chaîne du commerce extérieur, la profession est maintenant face à plusieurs défis. Le premier concerne la mise à niveau des compétences de bon nombre d’opérateurs. Une carence qui devrait être comblée par la formation dispensée par l’Académie. Le deuxième challenge porte sur la labellisation. Un chantier qui devrait être concrétisé par une loi sur la logistique. Mais il faut d’abord attendre les conclusions de l’étude lancée par l’Agence marocaine pour le développement de la logistique qui devrait déboucher sur un canevas. Les professionnels comptent sur ce projet pour la définition de labels des différents intervenants en matière de logistique.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc