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    Entreprises

    Polycliniques CNSS
    Un nouveau plan de sauvetage

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4856 Le 15/09/2016 | Partager
    Objectif: rétablir l’équilibre d’ici 5 ans
    Le taux d’occupation en dessous de 50%
    La masse salariale dépasse le chiffre d’affaires

    C’est un peu comme une épine au pied. Les polycliniques CNSS, dont la mise en gestion déléguée a échoué une première fois puisque l’appel d’offres et les discussions avec le groupe espagnol n’avaient pas abouti, veulent se refaire «une beauté». Un plan stratégique sur cinq ans est en cours d’élaboration avec notamment comme objectif une amélioration sensible de l’offre de soins et le rétablissement de l’équilibre financier. Car une subvention est toujours accordée aux 13 polycliniques  CNSS: 197,57 millions de dirhams en 2014 et 301,7 millions en 2015.  Malgré les mesures mises en place au cours des dernières années, la situation n’a pas évolué. La mise à niveau de ces cliniques s’avère nécessaire surtout face à une croissance de la demande de soins. Celle-ci évoluera en raison de l’augmentation démographique et de la transition épidémiologique de la population.  
    Les polycliniques ont donc besoin d’un «électrochoc».  Leur niveau d’activité reste faible et le taux d’occupation inférieur à 50%. Le portefeuille d’activité de ces structures est jugé dispersé: «Chaque polyclinique veut couvrir un large portefeuille alors que certaines activités réalisent un chiffre d’affaires peu élevé», note le  cabinet Bearingpoint, auteur de l’étude stratégique pour le compte de la CNSS. De même les activités de proximité, soit l’urgence et la consultation, ne génèrent pas assez d’activité en hospitalisation. Ainsi la «durée de séjour peu élevée témoigne de la prise en charge de pathologies plutôt légères». L’étude stratégique parle aussi de polycliniques «miroir» dans la région du Grand Casablanca. Elle propose d’ailleurs de les mettre en réseau avec des stratégies médicales complémentaires. Le tout assorti d’une logistique sanitaire pour le transfert des patients et des analyses et examens entre les 6 polycliniques du Grand Casablanca.   
    Le check-up des polycliniques révèle aussi que la masse salariale reste très élevée malgré plusieurs opérations de départ volontaire. Cette masse salariale dépasse même le chiffre d’affaires.  Les ressources humaines des polycliniques se caractérisent aussi par la quasi-inexistence d’un noyau dur de médecins permanents: à peine 7% des effectifs et dont la répartition par spécialité montre que «la pérennisation de l’activité n’est pas assurée».  L’étude stratégique parle aussi d’absence de réanimateurs dans 3 polycliniques et de radiologues dans 6 structures alors que la politique d’attraction des vacataires est jugée non adaptée aux tendances du marché. Ces structures, dont la gestion doit être déléguée au privé, connaîtront une vague de départ à la retraite à partir de 2018 (71% des médecins, 36% du corps paramédical et 36% du corps administratif).

    Circuits «sales» et «propres»

    Faible taux d’utilisation des salles opératoires, des salles d’accouchement, des scanners… L’étude stratégique relève «l’obsolescence des équipements conduisant à des dysfonctionnements fréquents et à des pannes récurrentes». Elle indique aussi une insuffisance des équipements et une défaillance des blocs opératoires. Ce qui engendre un risque majeur pour la permanence des soins. Quant aux délais d’obtention des rendez-vous, ils sont jugés importants altérant ainsi la prise en charge des patients et impactant l’attractivité des polycliniques. De même, le non-respect des plannings par les médecins vacataires et la saturation de certaines spécialités génèrent des files d’attente et l’insatisfaction des patients. Côté prestations hôtelières, l’étude souligne une séparation des circuits «sales» et «propres» non systématiquement respectée ni pour la buanderie ni pour la restauration.

     

     

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