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International

Climat: Chine et Etats-Unis ratifient l’accord de Paris

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4850 Le 05/09/2016 | Partager
Ce sont là les principaux pollueurs de la planète (40%)
La Chine tire 70% de son électricité du charbon
D’autres pays pourraient suivre lors du G20
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La Chine et les Etats-Unis, les deux principaux pollueurs de la planète, ont finalement ratifié l’Accord mondial sur le climat conclu à Paris, à quelques heures de l’ouverture dimanche d’un sommet du G20.
En marge du sommet à Hangzhou (Est de la Chine), le président Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping ont présenté ensemble samedi 3 septembre au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon les documents de ratification par les deux pays. L’accord de Paris, qui vise à contenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2°C voire 1,5°C par rapport au niveau pré-industriel, pourra être considéré par les générations futures comme «le moment où nous avons enfin décidé de sauver notre planète», a commenté Obama.
Le président américain pourrait convaincre d’autres pays, notamment l’Inde, de ratifier rapidement l’accord lors du G20 qui se tient dimanche et lundi 5 septembre.
L’agenda des dirigeants des 20 premières puissances de la planète sera chargé avec, notamment, une économie mondiale à la peine, la montée des populismes, la guerre en Syrie ou encore les contentieux territoriaux en mer de Chine méridionale.
La ratification par la Chine et les Etats-Unis de l’Accord de Paris a néanmoins insufflé une dose d’optimisme. Chine et Etats-Unis sont responsables au total d’environ 40% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
L’objectif suppose des efforts douloureux pour la Chine, qui tire quelque 70% de son électricité du charbon et produit 24% des émissions mondiales de CO2.
Jusqu’à présent, seuls 24 pays étaient allés au bout du processus, selon le site des Nations unies: surtout des petits Etats insulaires, les plus exposés mais ne représentant que 1,08% des émissions.
Une telle célérité de la part de Washington s’explique par le souci de garantir la pérennité de l’héritage environnemental d’Obama, dont le mandat s’achève en janvier, selon son conseiller climat Brian Deese.
Les défis restent cependant colossaux. Ainsi, la Chine est le premier pays en termes d’investissements dans le solaire, mais a également approuvé en 2015 la construction d’au moins 150 nouvelles centrales à charbon.
La consommation chinoise de charbon a doublé sur la décennie 2004-2014, alimentant une pollution atmosphérique endémique - à telle enseigne que les autorités ont fait fermer les usines jusqu’à 300 km autour de Hangzhou pour garantir un ciel bleu au G20.
Pour autant, Xi Jinping s’est voulu encourageant: «Quand le vieux chemin ne mène plus nulle part, il faut recourir à de nouvelles méthodes (...) On doit soutenir l’innovation», a-t-il insisté samedi.

 

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