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Fès: La mairie veut sécuriser l’abattage

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4820 Le 25/07/2016 | Partager
50 millions de DH pour la construction d’un bâtiment aux normes internationales
L’engraissement de 8.000 tonnes de viande passera sous contrôle
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Vétuste et délabré, l’abattoir actuel de la ville de Fès a été construit en 1951. Le conseil communal est sur le point de lancer la réalisation d’un nouveau bâtiment aux normes internationales dans la zone de Bensouda. L’enveloppe dédiée à ce projet est de 50 millions de DH (Ph YSA)

Bonne nouvelle. La ville de Fès se dotera enfin d’un abattoir moderne. C’est ce que promettent les responsables du conseil communal. En tête, Mohamed El Harti, le 3e maire adjoint de la ville de Fès. Voulant instaurer la légalité dans tous les services qui lui reviennent, ce dernier s’est d’abord attaqué à l’affichage publicitaire sauvage, puis l’aménagement des espaces verts et le ramassage des ordures, enfin le transport public et l’abattage. 

Dix mois après son élection dans le nouveau conseil, El Harti qui s’est retrouvé sur plusieurs fronts, «agit selon les orientations du maire Driss El Azami El Idrissi». L’élu mène actuellement une rude bataille pour instaurer la propreté et la «traçabilité» au niveau de l’abattoir actuel de la ville, situé à Aïn Kadous, connu sous le nom d’El Guarna. 
Construit dans les années 1950, l’édifice est très délabré. Outre le vieillissement des matériels et techniques utilisés, le bâtiment souffre de l’usure du temps et surtout d’un management à l’ancienne. Dès son élection, El Harti a voulu instaurer un code vestimentaire unique (tablier blanc) au niveau de cet abattoir. Son idée a été rejetée par les opérateurs, y compris le transporteur des viandes. Notons que l’usage des blouses stérilisées coûterait à lui seul une enveloppe mensuelle de 30.000 DH au délégataire. Ceci, alors que ce dernier perçoit 3 DH pour chaque kilo de viande transporté. «Signalons qu’une bonne partie de l’abattage, estimée à plus de 60% de l’activité, se faisait jusqu’à tout récemment dans la clandestinité, notamment dans les localités rurales mitoyennes», affirme-t-on auprès de sources voulant garder l’anonymat. 
En tout cas, suite aux opérations de contrôle menées par les services préfectoraux, sanitaires et communaux, plusieurs opérateurs ont opté récemment pour la légalité et l’abattage formel. Chiffres à l’appui, l’adjoint au maire annonce non sans fierté que ses collaborateurs «ont pu encourager et valoriser la production au niveau de l’abattoir. A telle enseigne que la production de viande a été augmentée ces derniers mois pour atteindre 350 tonnes par mois». Construire un nouvel abattoir «aux normes internationales de santé et de sécurité» est son credo. A ce titre, une enveloppe de 50 millions de DH a été dédiée à ce projet. Porté par la mairie, il devrait permettre une production de 8.000 tonnes de viandes par an, soit le double de la capacité actuelle. «Le futur abattoir sera construit dans la zone de Bensouda. Il sera le plus moderne et le mieux équipé au niveau national», promet l’élu. Dans une déclaration à L’Economiste, ce dernier précise que le projet de la ville vise aussi à fournir les tanneurs de la région en peaux brutes aux normes internationales. Pour aller vite, la Ville a déjà identifié un terrain. Elle se penche actuellement sur l’étude de la capacité que devrait avoir son futur abattoir afin de mieux répondre aux besoins des marchés locaux. «Une fois l’étude finalisée, nous passerons à l’exécution du projet», conclut El Harti.

Abattage clandestin

L’actueL abattoir comptabilise annuellement la production de quelque 3.600 tonnes de viande rouge. Il fait travailler ainsi plus de 520 chevillards, avec un aide-chevillard pour chacun et une moyenne de 5 ouvriers pour ce dernier, ce qui offre un total de 3.174 emplois non permanents. Enfin, en matière de recettes, l’abattoir encaisse 2,25 DH/kg de viande, ainsi que 44 DH sur chaque tête de bovin et 9 DH pour les ovins et les caprins. Toutefois, plus de la moitié des viandes rouges vendues sur le marché local proviendraient encore de l’abattage clandestin.

 

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