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    Agences

    Par L'Economiste| Edition N°:3312 Le 05/07/2010 | Partager

    Le Maroc travaille à constituer une agence de régulation pour le secteur énergétique. Le projet est très ancien. Pour une fois, ne reprochons rien aux gouvernements. En effet, depuis le milieu des années 90, beaucoup d’expériences ont été faites, dont ni les universitaires, ni les partis politiques n’ont tiré les leçons.Néanmoins, sans risque de se tromper, on peut dire qu’il faut trois éléments pour que la régulation fonctionne de manière fiable. Il faut, avant tout, une bonne loi pas tatillonne, générale et visionnaire pour libérer les possibilités d’évolution. De longs débats publics, avec polémiques et disputes, sont hautement souhaitables, pour éviter de laisser trous et bosses dans le texte. Il faut ensuite une agence aux compétences aussi astucieuses que celles de sa loi. Il lui faut suffisamment de moyens financiers et assez de personnels compétents pour être au moins à égalité technique avec les entreprises du domaine d’activité comme avec les hommes politiques et les groupes de pressions qui voudraient peser sur les travaux. Enfin, il faut un patron à forte personnalité et une réputation impeccable, capable de suivre les questions techniques et stratégiques. La culture marocaine étant ce qu’elle est, ce n’est pas du luxe de choisir un proche du Palais, au moins pour poser les premières références. Et malgré cela, il y eut des traquenards. L’ANRT (télécoms) a subi des avanies du gouvernement Youssoufi, qui exécrait son indépendance, puis elle s’est mise en hibernation durant des années, par décision d’un patron trop prudent. Aujourd’hui, la Haca (audiovisuel) n’est-elle pas handicapée par les retards dans les nominations de son conseil ? Chez le HCP (statistiques), au milieu d’excellents travaux, ne trouve-t-on pas parfois un petit goût fâcheux, qu’on aurait tant préféré ne pas sentir ? Et que dire de l’Anam (maladie), créée trop hâtivement pour bénéficier de bonnes conditions?Nadia SALAH

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