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L'Edito

Stratégie

Par L'Economiste| Edition N°:2254 Le 13/04/2006 | Partager

Depuis une trentaine d’années, les usines de textile auraient dû disparaître plusieurs fois, si les entrepreneurs avaient vraiment écouté les Cassandre, à commencer par les Cassandre elles-mêmes textiliennes! Mais les investisseurs doivent être un peu sourds. Heureusement! Certes, quelques grandes familles, figures historiques du textile, ne sont plus là, mais il en reste d’autres qui se sont reconverties à chaque choc. Et puis, il y a eu tous ces nouveaux, des Marocains, des mixtes et des étrangers qui peuplent le paysage.Après la grande -et saine- frousse du démantèlement de l’Accord multifibre au 1er janvier 2005, les exportateurs ont gagné un petit délai dont il ne reste qu’un an et demi, avant le retour en force des Chinois sur l’Europe. Le délai a déjà permis de voir concrètement où étaient les forces et les faiblesses marocaines. Les Chinois aussi auront appris…Toute la profession comme le plan Emergence le disent en chœur: la place de l’industrie marocaine est dans les produits de petite série à haute valeur ajoutée, et la productivité des ateliers doit être considérablement accrue. A côté de ce vade-mecum connu et approuvé, il y a des options stratégiques à prendre. La première est sur le marché intérieur. Casablanca, Marrakech et Rabat ont déjà démontré qu’on peut moderniser considérablement la distribution et mettre sur le marché des produits très «fashion». C’est le Kounouz Biladi du textile. La leçon est qu’il faut cesser de raisonner en deux parties irréconciliables: l’export et le local. La continuité est déjà sous nos yeux. Il faut enlever les reliquats de droits de douane qui ne protègent plus grand monde mais gênent la mise à niveau; il faut cesser de surtaxer les compétences mais être intraitable avec les fraudeurs du fisc et des charges sociales: ils ne font pas que resquiller le fisc et la CNSS, ils empêchent la formation d’un commerce local transparent et moderne… qui est, comme pour le tourisme, le recul stratégique de tout un secteur.Nadia SALAH

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