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L'Edito

Reconstruction

Par L'Economiste| Edition N°:1213 Le 22/02/2002 | Partager

Une mère de famille bon chic bon genre, que l'on ne peut pas confondre avec un manifestant barreur de rue, a dû se sauver à toutes jambes pour ne pas être bastonnée, arrêtée peut-être. D'autres passants n'ont pas eu cette chance. Mercredi 20 février, au coeur de la capitale politique du Maroc, une manifestation de diplômés chômeurs devant le Parlement a dérapé. Les forces de l'ordre ont perdu leur sang-froid. On ne peut pas imaginer qu'elles ont reçu l'ordre de s'en prendre de cette manière aux manifestants, encore moins aux passants.Certes, les diplômés chômeurs ont largement perdu le soutien dont ils bénéficiaient dans l'opinion publique. Certes, cette dernière les regarde de plus en plus comme des personnes revendiquant un privilège anormal. Certes, les moyens de pression pour obtenir gain de cause ont fatigué les pouvoirs politiques.Mais la manifestation et ses bavures ne doivent pas être rangées dans les faits divers, pour le seul motif que cela arrange la mauvaise conscience de tout le monde: celle des citoyens qui en ont ras le bol de ces manifestations, celle de la force publique qui a perdu son sang-froid et celle des manifestants ou de leurs chefs qui échangent trop volontiers les blessures de leurs amis contre une bonne photo. Et celle des démagogues qui se lavent les mains en répétant doctement “qu'il faut une solution politique”, mais s'abstenant soigneusement de la chercher, car ils la savent impossible sur le court terme.En fait, nous sommes devant des actions ou réactions inappropriées au temps présent. Les forces de l'ordre n'ont plus droit aux bavures, les manifestants n'ont plus droit à la bienveillance automatique de l'opinion publique, les citoyens ne supportent plus la démagogie et exigent que liberté marche avec sécurité… Quelque chose de tout à fait nouveau est en train de naître, mais aucun des acteurs ne sait encore comment gérer quotidiennement cette nouveauté. Ce sera une longue et difficile reconstruction. Mais il vaut mieux la faire ouvertement que de classer l'affaire.Nadia SALAH

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