×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Recherche

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    Un petit fond d’amorçage pour les sartups africaines,  un cadeau français pour les doctorants,  les convention Cifre , l’hommage rendu à l’éminent directeur du CNRST, Driss Aboutajdin...Contrairement à ce que pourrait faire croire le volume des pages qui lui est consacré aujourd’hui dans nos colonnes,  la Recherche n’a malheureusement pas encore trouvé ses heures de gloires. Première méprise, les  structures d’accompagnement manquent tandis que les organismes de capital-risque tournent en rond faute de projets à consistants à financer.

    Deuxième méprise,  en dehors d’une collaboration sans taille critique, entreprises et universités continuent de se regarder e chiens de faïence, quant  les premiers ne comprennent pas trop ce que les deuxièmes font,  où quand ces derniers n’arrivent pas à intéresser et marketer suffisamment  leurs travaux,  à sortir du mandarinat académique. Troisième méprise, la crise de la recherche n’est pas seulement économique ou statutaire, mais est aussi sociétale. Le modèle marocain de développement est à bout souffle. Nous faisons chaque jour le constat catastrophique d’une croissance qui fait du surplace et qui devrait pousser à chercher d’autres gisements ailleurs avant que les failles ne deviennent des abysses et qu’il soit pratiquement impossible de remonter les pentes.

    C’est une course contre la montre à engager  pour gagner un tant soit peu de point dans la productivité globale des facteurs, c’est à dire cette part de richesse liée au progrès technique. Sans revenir sur l’état des lieux d’un paysage sinistré , et sans passer par l’insolent classement de Shanghai, miroir de nos insuffisances,  il ne faut pas se poser trop de question sur les priorités.  A savoir s’il faut relancer la course aux brevets, passer par la recherche fondamentale ou privilégier celle aux retombées industrielles immédiates, imposer les contrats d’objectifs ou laisser une marge d’autonomie aux laboratoires…Tout est bon à prendre vu que nous partons de presque rien.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc