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L'Edito

Questions

Par L'Economiste| Edition N°:2106 Le 12/09/2005 | Partager

IL est évident que l'INDH a déjà changé les priorités nationales. Elle ne fait que commencer, car, une fois lancés, les changements deviendront exponentiels. Sans doute, le Maroc va enfin se défaire de la malédiction de ses choix qui faisaient de lui le compagnon constant des pays les plus pauvres, alors que le Royaume fait partie de pays moyens en termes stricts de développement économique. Nous avons 10 fois plus de voitures par habitant que le Togo, mais, toujours proportionnellement, moins de Marocains savent lire et écrire! Nous avons un PIB par tête presque deux fois plus élevé que celui de la Corée du Nord, mais pratiquement la même mortalité infantile! Nos recettes touristiques sont moitié plus hautes que celles de la Tunisie, mais pour mille habitants, elle a deux fois plus de médecins que nous… alors que nous nous offrons le luxe d'en laisser une bonne part au chômage!En fait, c'est dans les structures économiques, sociales et sans doute mentales, qu'il y a à réviser les répartitions, les choix que nous faisons. D'ailleurs le Souverain l'a dit: il s'agit d'un "chantier de règne". Autrement dit, un voyage au long cours vers une autre manière d'être. Et justement à cause de cette transformation, justement parce que le Souverain lui-même s'est engagé, il faut être particulièrement méticuleux et consciencieux dans cette politique. Or, il y a des zones qui méritent d'être mieux éclairées. Les ONG rurales, par exemple, reçoivent de l'Etat la moitié des moyens qu'elles mobilisent, mais qui peut dire exactement ce qu'elles en font? Les projets inscrits dans l'INDH sont choisis par les administrations, mais alors pourquoi ne les avaient-elles pas déjà choisis en préparant le budget, soit celui de 2005, soit celui de 2006? Qu'est ce qui ne va pas, la préparation des budgets ou la préparation de l'INDH? Des questions cruciales pour lutter contre le gaspillage, qui est le premier responsable de la misère.Nadia SALAH

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