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    Par L'Economiste| Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    La reprise des grandes manœuvres dans le secteur des énergies renouvelables reste sans doute une grande nouvelle. En deux ans, le Maroc, conforté par ses gisements naturels, est passé d’un pays menacé de sous-capacité à une destination qui se met à rêver d’une sorte de plan Marshall pour l’éolien, le solaire…Dans ce débat, il y a au moins deux certitudes. La première est qu’il concerne directement les Marocains puisqu’à terme l’opinion espère que l’impact se fera sentir rapidement sur la facture d’électricité. La seconde, c’est qu’il exaspère aussi car l’on continue de cultiver quelques réflexes qui nous ont fait rater ce virage depuis plusieurs années. Oui, le Maroc a accusé beaucoup de retard dans le processus d’«industrialisation» de son programme d’énergies renouvelables même si, ici et là, quelques initiatives d’autoproduction comme les cimenteries pour l’éolien avaient compris depuis longtemps les enjeux. La création d’une agence dédiée est une mesure salutaire mais il ne faut pas prendre le risque de la transformer en une belle limousine paralysée faute de carburants. La réussite ne saura se passer de quelques conditions au préalable. A commencer par l’impératif de maillage régional des réseaux de production qui permettent d’acheter l’électricité là où elle est la moins chère ou la moins polluante. Les réseaux d’interconnexion avec l’Espagne ou l’Algérie sont à cet égard des pistes à consolider. De surcroît ce marché explosera le jour où les capitaux réaliseront qu’il y a des possibilités de rentabilité et que les règles de la concurrence sont claires pour tout le monde. Le jour où ces investisseurs pourront optimiser leurs investissements, qui en négociant qui en exportant, alors le pari sera gagné. Il n’est pas certain que l’ensemble de ces conditions soient réunies. Mohamed Benabid

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