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    L'Edito

    Nostalgie

    Par L'Economiste| Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    Un exercice très prisé en ce moment. S’épancher dans les colonnes de la presse partisane contre la Lydec, contre le maire de Casablanca. Tous les moyens sont bons pour faire capoter les réunions de bureaux. On se trouve les prétextes, les alibis les plus farfelus, comme quoi un tel n’aurait pas délégation de signature, ou que tel autre serait apparenté avec la branche la moins valorisante de la famille des équidés. Bien sûr, ce sont des comportements prévisibles pour ceux qui ont été habitués par le passé à profiter du système, à avoir droit à quelques faveurs et prébendes qu’ils essayent de monnayer sans succès. Personne ne remarquera que nous sommes en période préélectorale, que tous les moyens sont bons pour trouver des financements, pour négocier son statut d’élu. Tant pis si l’image de ces mêmes partis au pouvoir, qui ne manquent pourtant pas de gens intelligents, en est écornée. Tant pis aussi si l’intelligence de l’opinion publique, qui, elle, veut des programmes politiques et non des sit-in à la sauce populiste, s’en retrouve insultée. On ne remarquera pas l’excellent travail du délégataire, on ne retiendra pas que son organisation, la gestion de ses files d’attente, ont en fait un véritable bijou, digne d’être étudié dans les écoles de management. On oubliera que ce même travail a permis de réconcilier les Marocains avec la notion même de service public, chose exceptionnelle dans ce pays. Que les branchements sauvages remontent à une période lointaine. Que les égouts bouchés, qui donnaient à Casablanca un air d’après-tsunami à l’arrivée de pluies, ont comme par enchantement disparu. Ah! oui, il y a les tarifs. Les élus redécouvrent comme par hasard que le contrat avec le délégataire a été mal négocié. Ils se font les porte-parole d’une population qu’ils n’ont même pas sondée. Qui n’a sans doute pas la nostalgie de la RAD. Non, merci. Arrêtons la plaisanterie!Mohamed BENABID

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