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Automobile: Pas de Kwid pour l’Europe
De notre envoyé spécial à Francfort, Ali ABJIOU

Par L'Economiste | Edition N°:4611 Le 18/09/2015 | Partager
Pas de plan pour son lancement sur le vieux continent, selon Ghosn
Le modèle, destiné aux pays émergents, a été lancé en Inde en mai dernier
Tanger en tête de liste des sites pouvant accueillir sa production

Si Renault ne commercialise pas la Kwid en Europe, c’est parce que l’ultra low-cost risquerait de phagocyter d’autres modèles du constructeur français comme la Sandero ou la nouvelle Twingo qui commence à reprendre de la vigueur

A Francfort, Carlos Ghosn a balayé de la main les rumeurs d’une éventuelle commercialisation du Kwid, le véhicule low-cost de Dacia en Europe. «La Kwid est destinée en priorité à ce que nous appelons les marchés émergents, Afrique et Moyen-Orient. Elle a déjà été lancée en Inde. Mais nous n’avons pas de plan pour lancer la Kwid en Europe» a déclaré le patron de l’Alliance Renault-Nissan à l’Economiste. Son prix attractif de lancement en Inde, 4.000 euros avait extrêmement séduit et certains supports spécialisés avaient prédit son lancement en Europe. Faux, car le plus récent modèle de Dacia risquerait alors d’être en concurrence frontale avec d’autres modèles du constructeur français comme la Sandero ou surtout la nouvelle Twingo qui reprend de la vigueur. En tout cas, avec le succès actuel de la nouvelle Sandero en Europe, dont une grande partie de la production est faite à Tanger, il est fort à parier que la réussite sera au rendez-vous.
Le véhicule du constructeur français, qui se veut l’ultra low-cost, dispose d’un moteur de petite cylindrée taillé pour la conduite urbaine. Sur le marché indien, il se veut une alternative économique du Duster dont il reprend le concept SUV, selon le constructeur français. Ce dernier a réussi à contenir les coûts pour le proposer sous la barre symbolique des 5.000 euros. Pour cela, un grand effort de rationalisation en matière de ‘sourcing’ de pièces a été entrepris dont l’utilisation de composants communs avec Nissan, une tendance de plus en plus exploitée au sein de l’Alliance. La fabrication a déjà démarré au site indien de Chennaï, le taux d’intégration sera de 60% pour l’environnement immédiat de l’usine et de 98% pour l’ensemble du pays, selon l’Alliance.
Ce véhicule est très attendu au Maroc. En effet, c’est ce modèle que Renault pourrait lancer sur la région d’Afrique. Plusieurs unités industrielles sont en compétition pour sa production dont celle de Renault à Tanger qui est en tête de liste, selon Ghosn.
Pour l’usine de Tanger, cette commande supplémentaire ne serait pas de refus. Elle permettra, si le choix se porte sur la dernière née des usines de Renault, de faire augmenter la cadence et la production des chaînes qui ont sorti en 2014 un peu plus de 174.000 unités, avec encore de la marge avant d’atteindre le potentiel annoncé qui est de 340.000 unités.
Au Maroc, les responsables de Renault sont sereins. «Nous ne nous faisons aucun souci quant au volume de production de l’Usine de Tanger, car même sans la Kwid, on arrive à faire tourner les chaînes», assure Jacques Prost, le directeur général du Groupe Renault au Maroc.
En revanche, la concurrence s’annonce rude surtout du côté roumain. Le site de Pitesti par exemple, est encore plus proche des marchés européens que celui de Tanger. Une proximité toutefois nuancée par la cherté des salaires roumains, largement supérieurs aux émoluments marocains, note la presse spécialisée française. C’est ce qui a poussé dernièrement les responsables de Renault en Roumanie à lancer un important programme de robotisation. Le taux devrait passer de 5% actuellement à 20% et ce à l’horizon 2020. Cela devrait alléger la facture vu qu’actuellement le salaire moyen d’un opérateur de Renault en Roumanie est de 950 euros, plus du double de Tanger.

Renault Tanger au centre du dispositif

«La base de notre production au Maroc, c’est Tanger». C’est en ces termes que le grand patron de Renault parle de son usine marocaine. L’usine se développe bien, la capacité de production est en train d’évoluer, selon lui. «Certes, plus le marché croît, plus on va utiliser Tanger, je ne suis pas absolument préoccupé par l’utilisation à terme de toutes les capacités que nous avons installées au nord du Maroc» explique Ghosn, et auxquelles la Somaca apporte un complément.

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