Competences & rh

Coup de pouce estudiantin à l’artisanat marocain

Par Omar KETTANI Karim Agoumi | Edition N°:5223 Le 06/03/2018 | Partager
Des étudiants de Mundiapolis proposent leur soutien à des coopératives
Coaching, accompagnement sur le terrain… Une aide originale pour les sortir de l’informel
Un programme ciblé et adapté aux besoins des bénéficiaires
artisanat-maroc-023.jpg

Un groupe d’étudiants de l’université Mundiapolis a récemment lancé une initiative originale pour sortir de l’informel les coopératives artisanales. Baptisée «SOS Up Up», cette dernière inclue entre autres séances de sensibilisation et accompagnement adapté sur le terrain (M.M.)

Encourager les artisans locaux à sortir de l’informel. C’est l’esprit d’une nouvelle initiative récemment lancée par un club estudiantin de l’université Mundiapolis et baptisée «SOS Up Up». Un programme à la fois original et ambitieux au sein duquel les étudiants membres font appel à leurs connaissances théoriques pour structurer le secteur et valoriser ses réalisations.

Un programme mis sur les rails par une dizaine d’étudiants de l’établissement et qui s’adresse avant tout aux coopératives artisanales nationales. Objectif: pousser ces dernières à devenir des entrepreneurs formels et structurés tout en rendant leur travail plus rentable sur le plan financier.

Pour ce faire, le groupe organise régulièrement des séances d’initiation et de formation personnalisées au sein desquelles les coopératives sont coachées suivant leurs différents besoins. Capitalisant sur leurs connaissances théoriques et leur savoir-faire en finance ou encore en marketing, les étudiants apprennent par exemple aux bénéficiaires à gérer une comptabilité, à adapter leur produit à une cible donnée ou encore à économiser leurs coûts en réalisant des études de marché approfondies.

Ils mettent également à profit leurs notions en développement personnel pour prodiguer des conseils afin de réduire les conflits de groupe. Mais pas seulement. «SOS Up Up» propose également aux artisans un accompagnement sur le terrain adapté en assurant notamment la liaison avec leurs clients potentiels.

Les membres de l’initiative recherchent ainsi régulièrement pour les bénéficiaires de nouveaux marchés à pourvoir tout en garantissant à leurs produits une importante visibilité sur les réseaux sociaux.

«Nous sommes même parvenus à rafler plusieurs commandes de choix depuis Ouagadougou au Burkina Faso», souligne avec enthousiasme le fondateur Mehdi El Mellouki. Un éventail de services offert bénévolement et qui débute généralement par l’organisation d’un team building pour cultiver la confiance entre les deux partis.

Jusqu’à présent, ce projet a pu bénéficier à deux coopératives.  La première, baptisée «Zeena», est spécialisée dans les produits cosmétiques bio et fabrique essentiellement du savon noir. La seconde, quant à elle, fabrique des sacs artisanaux à partir de produits recyclés. Des structures artisanales disposant d’un important savoir-faire de base mais ne parvenant pas à le mettre en exergue.

Le club estudiantin ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’initiative sera dupliquée dès le mois prochain dans d’autres universités, dont notamment l’ENCG d’El Jadida. Ses dix membres projettent par ailleurs de créer leur propre cabinet de consulting dans les mois à venir.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc