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L'Edito

A la sauvette

Par L'Economiste| Edition N°:3603 Le 25/08/2011 | Partager

LE contrôle sanitaire est un enjeu qui dépasse de beaucoup la simple question de traçabilité. Le paysage marocain nous le rappelle assez souvent. Il est le reflet de notre développement lorsque nous traversons des régions où le déficit en infrastructures, en abattoirs à niveau, en chaînes de froid, est important. Il est le miroir de nos comportements, nos réflexes individuels en hygiène, en normes. Ce n’est donc pas les occasions qui manquent pour tester nos engagements dans ce sens.
Avec la déferlante des marchands ambulants, il y a un peu plus matière à contrôle aujourd’hui.
Politiquement, c’est un bon calcul de laisser faire.
D’abord pour les discoureurs auto-exilés et aigris qui semblent trouver des vertus démocratiques à cette anarchie du terroir!
Ensuite, pour la plupart des partis qui refusent de prendre position sur cette affaire, à quelques semaines du scrutin.
Personne pour admettre qu’il faudra du temps pour faire disparaître tout cela. Et que d’ici là, la vraie crise sera déjà installée.
Si l’on suit le raisonnement ambiant, au motif qu’il y a eu un martyr tunisien, qui s’est trouvé être un marchand ambulant, et que cela pourrait donner des idées aux autres, il faut donc fermer les yeux sur ce commerce sauvage. Pourquoi s’arrêter à mi-chemin? Sabordons pendant qu’on y est toutes ces petites entreprises, confrontées à des problèmes de trésorerie mais qui recrutent tout de même, payent leurs impôts, qui recèlent peut-être même de futurs champions à l’export, ardemment souhaités par notre balance commerciale et nos avoirs en devises. Et qui restent, jusqu’à preuve du contraire, les moteurs les plus fiables de la croissance et de l’emploi. Sacrifions aussi ces entrepreneurs qui prennent le risque d’être responsables en cas de faillite sur leurs biens propres. A la place, encourageons enfin des structures ovnis, sans statut, voire sans capital, principale hantise du capitalisme.
Oublions donc cette implacable réalité car ce qui compte pour le moment, c’est de vendre. Et à la sauvette!

Mohamed Benabid

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