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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

Lors des législatives de 1984, avait été posée une règle nouvelle selon laquelle seules les candidatures parrainées par un parti politique étaient admises. A l'époque, cette mesure avait été comprise comme destinée à faire face à des tentatives d'infiltrations subversives au sein de la Chambre.

Or, il apparaît maintenant que la mesure est levée. L'aval partisan n'est plus indispensable et les candidatures indépendantes sont acceptées pour les élections législatives de 1993. En soi, c'est un élément de progrès: il est évident que la souveraineté appartient d'abord aux citoyens, lesquels s'organisent, s'ils le souhaitent, dans des partis politiques.

La non-appartenance ne signifie en rien l'absence de choix. Elle signifie surtout que l'élu indépendant se réserve la possibilité de juger au cas par cas. Ceci introduit un élément d'incertitude au sein de la Chambre qui peut, à doses raisonnables, être bénéfique.

Ce qui nous rend perplexe cependant, c'est la manière dont cette mesure entre en vigueur. Pour les juristes, pour l'élite politique, la circulaire du ministre de l'Intérieur est nette: il n'y a pas d'obligation d'appartenance. Mais, pour le fonctionnaire de base, pour le candidat de base, est-elle aussi facilement compréhensible? Le nombre d'interrogations dans la presse montre que non. Or, il est évident que le progrès de la démocratie passe par la mise à la disposition de tous d'informations claires, précises et univoques. Il aurait été heureux que soit annoncé publiquement que l'aval préalable d'un parti politique n'était plus indispensable.

Il est des principes fondamentaux n'admettant pas l'improvisation: la loi est la même pour tous et cela implique que tous en soient également informés.

Abdelmounaïm DILAMI

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