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L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:675 Le 05/01/2000 | Partager

Un petit cadeau nous vient de la Chambre des Représentants. Mais nous n'allons pas l'ouvrir. Le petit paquet attendra encore de longs mois le vote de la Chambre des Conseillers. Il s'agit de la loi sur la concurrence et les prix votée Jeudi dernier.
Bien sûr, le pays ne compte plus sur le seul Etat pour le faire avancer, ou sur les seules lois pour l'activer; il espère qu'au moins l'Etat ne l'inhibera pas. Puisque nous construisons l'Etat de droit, et que l'Etat veut désormais être régulateur et non plus opérateur, il lui faut mettre à jour, ou à niveau, les règles. De même, le pays ne rejette plus tous ses malheurs sur ses hommes politiques et ses élus. Mais il compte sur eux pour faire leur travail au rythme du reste, et même rattraper le retard juridique. Ce n'est pas fait.
Le cas de la loi sur la concurrence et les prix est typique. Le premier projet remonte à 1989 et il a fallu 10 ans et plusieurs "projets" avant d'atterrir au Parlement. La première Chambre a mis 10 mois à le "passer" et le livre à la deuxième Chambre qui va s'y mettre au train de sénateur.
Entre-temps, le Maroc, et dans ce qui est régi par cette loi, est passé d'une ère à une autre. Sa politique économique et ses affaires se sont "libéralisées" et ont fait comme si l'environnement juridique était à jour pour une économie libérale. On imagine les milliers d'opérations qui se sont heurtées à une législation décalée. Car il y a dans plusieurs secteurs des abus de monopole, des ententes, des pratiques abusives...
C'est ainsi de toute une liste de législations désuètes, datant du Protectorat, en matière de code du travail, d'assurances, qui inhibent l'investissement et l'action sociale. Tout cela est admis, reconnu comme grave, mais les lois naviguent de projets, en conseil, et aujourd'hui de Chambre en Chambre... qui ne se font concurrence que dans la lenteur. Quant au prix, c'est le pays qui le paye.

Khalid BELYAZID

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