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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

    Selon des proches, M. Youssoufi souhaite partir. Le motif en est que les attaques dont il est l'objet sont devenues intolérables.
    Pour le Premier ministre, le Parti de l'Istiqlal est un allié stratégique. Or, la campagne menée contre lui par ce dernier dépasse le cadre des divergences politiques entre alliés. Déjà la coalition gouvernementale était fragile et le Premier ministre avait du mal à maintenir un minimum de cohésion en son sein. Les critiques émanant aussi bien de l'Istiqlal que de certaines tendances de l'USFP se concentraient jusque-là sur l'action gouvernementale. Depuis quelque temps, c'est le Premier ministre personnellement qui est l'objet de ces attaques.
    Gérer la fronde au sein de l'USFP d'un côté et encaisser les attaques de l'allié stratégique de l'autre, cela fait beaucoup. Si au moins les partis de l'opposition jouaient leur rôle, les alliés de la Koutla seraient plus solidaires.

    Il semble que le Premier ministre soit arrivé à la conclusion que la formule actuelle n'est plus viable. Il considère qu'il a rempli sa mission historique en réconciliant la Koutla avec le Trône, mais manifestement, il ne peut plus supporter que les alliés engrangent les bénéfices et refusent d'assumer les inconvénients que M. Youssoufi considère inhérents à l'exercice du pouvoir.
    Si la formule gouvernementale actuelle tombe, il sera difficile de la reproduire avec un autre leader. En effet, il faudrait alors gérer la lutte intestine de l'USFP et la lutte pour le pouvoir entre alliés.
    Décidément, la classe politique marocaine aborde l'an 2000 dans une mêlée générale et les polémistes politiques ont donc de belles perspectives devant eux.
    Mais l'économie, dans tout cela, est oubliée.

    Abdelmounaïm DILAMI

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