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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager

    La nomination du nouveau ministre de l'Intérieur a suscité de nombreux commentaires, dans l'opinion publique et dans la classe politique.
    La question lancinante de tous ces débats est de savoir si le nouveau ministre va reconduire un comportement jugé coupable de tous les errements ou bien va-t-il rénover le concept d'autorité?
    L'importance accordée à l'événement dénote une défaillance grave dans notre système étatique. En effet, par-delà le rôle dévolu aux hommes, ce qui compte le plus dans un Etat de droit, ce sont les règles en place.
    Or l'expérience a montré que nos systèmes juridique et institutionnel ont, pour le moins, manqué d'efficacité. Ainsi, malgré les réformes du code pénal et du code de procédure pénale, les dépassements se sont avérés possibles.
    Par conséquent, la réflexion saine et pertinente devrait conduire à tirer les leçons du passé et s'atteler à mettre en place les règles qui garantiront plus efficacement le respect des droits de l'Homme.
    Cette action n'a été sérieusement entamée ni par le législateur, ni par l'exécutif. On continue à raisonner en termes de principes généraux d'un côté et en termes d'homme de l'autre, et non pas en termes de règles.
    En raisonnant de la sorte, on s'inscrit de fait en dehors de la logique de l'Etat de droit. L'émoi provoqué par la diffusion de la fameuse liste est significatif de ce que l'opinion publique ne se sent pas encore suffisamment protégée par le droit en vigueur.
    Institutionnellement, les dépassements demeurent toujours possibles. Le législateur et l'exécutif font preuve de manque de pertinence dans ce domaine. Il appartient aux associations des droits de l'Homme de prendre l'initiative et faire des propositions concrètes pour que notre système juridique devienne notre meilleure protection. C'est uniquement par ce moyen qu'on peut garantir «le plus jamais ça».

    Abdelmounaïm DILAMI

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