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L'Edito

Illégal

Par L'Economiste| Edition N°:2240 Le 23/03/2006 | Partager

Le gouvernement des Etats-Unis voudrait subventionner une partie de la presse marocaine. En soi, c’est une bonne intention: vouloir aider le Maroc à se démocratiser et développer la liberté d’expression, ne peut qu’être applaudi.Mais ce n’est pas aussi simple et l’on risque d’aboutir à l’inverse de ce qui est recherché, non pas d’aider la libéralisation en cours, mais au contraire, la saboter. D’abord, la loi marocaine, à juste titre, interdit aux journaux de recevoir des soutiens financiers de l’étranger. Le but de cette mesure est évident: empêcher qu’une puissance étrangère ne puisse influencer, voire prendre le contrôle politique d’une partie de la société marocaine. Cela fait partie du minimum vital de la souveraineté nationale! Ensuite, l’Etat marocain a lui-même mis en place un système de subvention transparent, en accord avec les professionnels, et qui donne d’ailleurs satisfaction aux intéressés.Enfin, et surtout, l’administration américaine actuelle mène une politique qui est loin de correspondre aux vœux et attentes du public marocain. Elle est loin de correspondre aussi aux intérêts de notre société. Déjà, leur présence médiatique à travers leur radio Sawa et leur chaîne de télévision Al Hora, est mal ressentie dans l’opinion publique. Il serait absurde d’en rajouter en laissant des subventions américaines orienter la ligne éditoriale de médias marocains, en fonction des intérêts du gouvernement de Washington.Nous savons bien au Maroc que la démocratisation n’est pas une affaire simple, qu’elle comporte des risques, y compris celui du retour en arrière; mais nous savons aussi que dans cette affaire, on ne peut rien sous-traiter, qu’il faut conduire ses propres expériences soi-même; pas sous la perfusion de financements dont nul ne peut dire qu’ils ne sont pas «intéressés». En Irak aussi, les troupes américaines avaient de «bonnes intentions», y compris d’aider la presse irakienne à devenir libre…Abdelmounaïm DILAMI

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